Le président de la FIFA, Gianni Infantino, traverse l’une des périodes les plus délicates de son mandat après l’abandon de son projet controversé « FIFA Forward Enterprise », qui a provoqué une fronde inédite au sein des instances du football mondial.
Jusqu’au début de la semaine, Gianni Infantino semblait solidement installé à la tête de la FIFA. Mais en l’espace de quelques jours, le dirigeant suisse a vu son autorité sérieusement remise en cause après avoir tenté de céder des participations dans plusieurs compétitions de la FIFA à des fonds d’investissement privés, selon plusieurs médias spécialisés.
Cette initiative, qui aurait été élaborée sans consultation préalable de nombreuses fédérations membres, a suscité une vive opposition. L’UEFA s’est imposée comme le principal opposant au projet, allant jusqu’à menacer de boycotter toutes les compétitions organisées par la FIFA, y compris la Coupe du monde.
La contestation ne s’est toutefois pas limitée à l’Europe. La Confédération d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et des Caraïbes (Concacaf), partenaire majeur de la FIFA dans l’organisation du Mondial 2026, a demandé une révision complète de la gouvernance de l’instance mondiale.
Plus surprenant encore, plusieurs fédérations asiatiques traditionnellement proches de Gianni Infantino ont également pris leurs distances, accentuant son isolement au sein du football international.
Le président de la FIFA a également perdu le soutien de deux collaborateurs de premier plan. Son conseiller principal Carlos Cordeiro a quitté ses fonctions, suivi par le directeur des opérations Kevin Lamour, renforçant l’impression d’une crise interne profonde.
Face à la pression grandissante, Gianni Infantino a finalement annoncé le retrait du projet dans la nuit de vendredi à samedi. Cette décision a été saluée par plusieurs fédérations, dont la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF), qui a estimé que l’unité du football mondial devait primer sur toute réforme.
Malgré ce recul, la crise est loin d’être terminée. L’UEFA a déclaré avoir perdu confiance dans le président de la FIFA, laissant planer des interrogations sur l’avenir de son mandat et sur les rapports de force au sein de la gouvernance mondiale du football.
À moins de quatre ans de la Coupe du monde 2030, cette séquence ouvre une période d’incertitude pour la FIFA, alors que plusieurs confédérations réclament désormais davantage de transparence et une gouvernance plus concertée dans les grandes décisions stratégiques.
![]()




