Le directeur du développement du football mondial à la FIFA, Arsène Wenger, a estimé que l’abandon du projet visant à ouvrir les principales compétitions de l’instance à des investisseurs privés était « absolument nécessaire et incontestable », dans un contexte de vives critiques ayant conduit la FIFA à renoncer à cette réforme.
Le président de la FIFA, Gianni Infantino, souhaitait créer une filiale commerciale chargée de gérer les grandes compétitions de l’organisation, notamment les Coupes du monde, avec la possibilité pour des investisseurs privés d’acquérir des participations dans cette nouvelle structure.
Selon plusieurs médias, chaque fédération membre de la FIFA devait recevoir jusqu’à 40 millions de dollars pour soutenir cette initiative. Le projet a toutefois suscité une forte opposition, notamment de l’UEFA, dont les 55 fédérations membres avaient menacé de boycotter les compétitions organisées par la FIFA si la réforme était maintenue.
Dans un communiqué, Arsène Wenger a précisé qu’il n’avait participé ni à l’élaboration ni aux discussions autour de ce projet et qu’il en avait pris connaissance par voie de presse.
« La décision d’abandonner ce projet était absolument nécessaire et ne souffrait d’aucune contestation, car je crois fermement en une FIFA indépendante au service du football, fondée sur l’engagement, la transparence et l’intégrité », a déclaré l’ancien entraîneur d’Arsenal.
Wenger figure toutefois parmi les responsables de la FIFA cités dans une lettre de préservation de documents adressée par l’UEFA à l’instance mondiale, dans le cadre d’éventuelles actions judiciaires liées à cette affaire.
De son côté, le secrétaire général de la FIFA, Mattias Grafström, a également pris ses distances avec le projet. Dans une note interne adressée aux employés de l’organisation, il a qualifié les derniers événements de « difficiles à comprendre et à accepter », tout en appelant les équipes à rester concentrées sur la mission de la FIFA au service des 211 fédérations membres.
L’un des principaux artisans du projet, Carlos Cordeiro, conseiller stratégique de Gianni Infantino, a démissionné de ses fonctions après avoir estimé que cette réforme constituait « un mauvais accord pour le football » et risquait « d’hypothéquer son avenir ».
La FIFA n’a pas souhaité commenter publiquement ces nouvelles déclarations.
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