Trump aurait été évacué d’Air Force One à bord d’un camion de restauration face à une menace iranienne

MOHAMED YAZID BENNOUNA12 août 2026Dernière mise à jour :
Trump aurait été évacué d’Air Force One à bord d’un camion de restauration face à une menace iranienne

Donald Trump aurait fait l’objet d’une opération de sécurité particulièrement discrète lors de son départ du sommet de l’OTAN en Turquie le mois dernier, les autorités américaines ayant détecté une menace iranienne jugée crédible visant potentiellement l’avion présidentiel, selon plusieurs médias américains.

D’après The Washington Post, le président américain aurait embarqué comme prévu à bord d’Air Force One, sous les yeux des caméras et des journalistes présents à l’aéroport d’Ankara. Il aurait ensuite été discrètement transféré vers un autre appareil militaire grâce à un camion de restauration placé à hauteur de l’avion, tandis que certains membres de son entourage et de la presse ignoraient qu’il avait quitté le Boeing présidentiel.

Des responsables cités par CBS News affirment que les services américains avaient identifié une menace crédible selon laquelle l’Iran pourrait tenter de tirer un missile contre l’appareil transportant le président. La Maison-Blanche n’a toutefois pas confirmé officiellement cette opération.

Un transfert réalisé dans le plus grand secret

Selon les informations rapportées par The Washington Post, Trump aurait été transféré vers un C-32A, un appareil militaire dérivé du Boeing 757 habituellement utilisé notamment pour transporter le vice-président américain.

Le transfert aurait été effectué sur le côté opposé de l’avion à celui où le président avait initialement embarqué. Un camion de restauration aurait été élevé jusqu’au niveau de l’appareil afin de dissimuler le déplacement de Trump.

Le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, aurait ensuite embarqué séparément par les escaliers extérieurs, donnant l’impression que le vol suivait son déroulement habituel.

Pendant ce temps, les journalistes et certains membres de l’administration présents dans l’ancien Air Force One auraient reçu pour consigne de maintenir les stores des hublots fermés. Un photographe ayant brièvement ouvert l’un d’eux aurait été immédiatement invité à le refermer, la demande étant présentée comme une mesure de sécurité du Secret Service.

Deux avions et un faux Air Force One

L’opération aurait également reposé sur une subtilité liée à l’utilisation du terme Air Force One. Techniquement, cette appellation désigne tout appareil transportant le président américain.

Mais lors de cette opération, le C-32A aurait utilisé l’indicatif « Reach 18 », tandis que l’avion transportant les journalistes aurait continué à utiliser « AF1 », permettant ainsi de préserver l’illusion que Trump se trouvait toujours à bord.

Le président aurait ensuite rejoint le Royaume-Uni à bord du C-32A avant de reprendre l’ancien Air Force One pour poursuivre son voyage vers les États-Unis. Les circonstances exactes de son transfert vers cet appareil restent inconnues.

Trump avait déjà évoqué la menace iranienne

Quelques jours avant cette opération, Trump avait lui-même déclaré lors du sommet en Turquie que l’Iran le considérait comme sa « cible numéro un ».

Après avoir rejoint le nouvel avion présidentiel offert par le Qatar, le président américain avait également reconnu que sa vie était constamment menacée et avait fait référence aux risques liés à l’Iran, sans révéler le changement d’avion effectué auparavant.

Interrogé sur la raison pour laquelle les journalistes avaient reçu l’ordre de fermer les stores pendant le vol au départ de Turquie, Trump avait évoqué les dangers liés à la situation sécuritaire et aux menaces auxquelles il serait confronté.

Des inquiétudes pour la sécurité des journalistes

La révélation de cette opération soulève également des questions concernant la sécurité des journalistes accompagnant le président.

José Zamora, directeur régional pour les Amériques du Committee to Protect Journalists, a estimé que l’administration américaine avait la responsabilité de ne pas exposer inutilement les journalistes à des risques et qu’ils devraient être informés des menaces crédibles lorsqu’elles peuvent affecter leur sécurité.

La Maison-Blanche n’a ni confirmé ni démenti directement le changement d’avion. Son directeur de la communication, Steven Cheung, a toutefois insisté sur les dispositifs de sécurité du nouvel appareil présidentiel.

Le nouvel Air Force One encore en cours de sécurisation

Trump était arrivé en Turquie à bord du nouveau Boeing 747-8 offert par le Qatar, un appareil dont la valeur est estimée à environ 400 millions de dollars et qui fait depuis plusieurs mois l’objet de travaux de transformation afin de répondre aux exigences présidentielles américaines.

Des inquiétudes avaient déjà été rapportées concernant la sécurité de cet appareil. Selon CBS News, les anciens Air Force One disposent notamment de technologies capables de perturber certains missiles entrants, tandis que les capacités exactes du nouvel avion restent en partie confidentielles.

La porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a assuré que l’appareil était parfaitement sûr pour les déplacements présidentiels, tout en précisant que des améliorations supplémentaires doivent encore être réalisées à l’automne.

L’épisode révèle néanmoins l’ampleur des précautions prises autour des déplacements de Trump dans un contexte de tensions persistantes avec l’Iran. Si le changement d’avion n’a pas été officiellement confirmé par la Maison-Blanche, les informations rapportées par plusieurs médias américains décrivent une opération de sécurité destinée à maintenir le président à l’abri d’une menace potentiellement dirigée contre son appareil.

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