L’approche adoptée par le Maroc pour lutter contre la migration irrégulière et les réseaux de traite des êtres humains « mérite d’être reconnue et encouragée », a affirmé l’analyste sénégalais Mankeur Ndiaye.
Dans une déclaration à la MAP, l’ancien ministre sénégalais des Affaires étrangères a salué les efforts déployés par le Royaume au cours des dernières années pour lutter contre les réseaux de passeurs, prévenir les tentatives de migration irrégulière et contribuer à la protection des vies humaines.
Selon M. Ndiaye, le Maroc a mobilisé d’importants moyens humains, matériels, logistiques et opérationnels pour faire face à ce phénomène. Cette mobilisation traduit, à ses yeux, une approche qui ne se limite pas au contrôle des frontières, mais qui repose également sur la coopération et la coordination avec les partenaires européens.
L’analyste sénégalais a ainsi estimé que cette démarche « mérite d’être reconnue et encouragée », tout en soulignant que la gestion des flux migratoires constitue un défi transnational complexe qui ne peut être relevé par un seul pays.
Une responsabilité partagée
Pour Mankeur Ndiaye, la question migratoire relève d’une responsabilité partagée entre les pays d’origine, de transit et de destination. Elle nécessite, selon lui, une coopération fondée sur le dialogue, la concertation, la solidarité et le respect de la dignité humaine.
Il a appelé à privilégier une approche collective, équilibrée et humaniste, rappelant notamment qu’en 2021, le Parlement européen avait souligné l’importance d’une coopération étroite entre le Maroc et l’Espagne face aux défis migratoires.
L’ancien ministre sénégalais a également insisté sur la nécessité de renforcer la coopération entre les États, de lutter contre les réseaux de traite des êtres humains et de passeurs et de s’attaquer aux causes profondes de la migration irrégulière.
Le Maroc appelé à être davantage accompagné
Se félicitant de l’engagement du Maroc à assumer ses responsabilités dans la gestion des flux migratoires, M. Ndiaye a appelé la communauté internationale à accompagner davantage les efforts du Royaume.
Il a plaidé pour une mobilisation internationale plus large, fondée sur le principe de responsabilité partagée, afin de mettre en place des réponses à la fois efficaces, humaines et durables face aux défis migratoires.
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