Israël a ouvert les appels d’offres pour la construction d’environ 1 200 logements dans la zone E1, en Cisjordanie occupée, un projet stratégique qui suscite de vives critiques internationales.
Située à l’est de Jérusalem, la zone E1 est considérée comme particulièrement sensible. Selon ses opposants, son développement pourrait séparer la Cisjordanie en deux et isoler Jérusalem-Est, compliquant davantage la création d’un futur État palestinien.
Le gouvernement israélien avait approuvé l’an dernier la construction de 3 401 logements dans cette zone. Le nouvel appel d’offres concerne 1 234 logements, avec une date limite fixée au 19 octobre.
Le ministre britannique des Affaires étrangères, Ed Miliband, a dénoncé cette décision, la qualifiant d’« acte inacceptable et destructeur », et a appelé Israël à abandonner immédiatement le projet.
Le gouvernement britannique affirme également vouloir prendre de nouvelles mesures contre l’expansion des colonies israéliennes.
Israël a rejeté ces critiques. Le ministre des Affaires étrangères Gideon Saar a accusé Londres de vouloir empêcher les Juifs de vivre dans ce qu’il considère comme leur terre historique.
Israël occupe la Cisjordanie et Jérusalem-Est depuis la guerre de 1967. La grande majorité de la communauté internationale considère les colonies israéliennes dans les territoires occupés comme illégales au regard du droit international, une position contestée par Israël.
Des organisations israéliennes opposées à la colonisation et des militants palestiniens affirment que le projet pourrait également affecter plusieurs communautés bédouines vivant dans la région.
L’ONU s’est également déclarée profondément préoccupée par l’ouverture des appels d’offres et a appelé Israël à ne pas poursuivre les prochaines étapes du projet.
Avec une date limite fixée quelques jours avant les élections générales israéliennes, les opposants craignent que la signature de contrats avant le scrutin ne rende leur annulation plus difficile pour un éventuel futur gouvernement.
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