L’Iran met en garde les pays du Golfe contre toute aide aux États-Unis

MOHAMED YAZID BENNOUNA20 août 2026Dernière mise à jour :
L’Iran met en garde les pays du Golfe contre toute aide aux États-Unis

L’Iran a averti mercredi les pays du Golfe qu’une aide militaire ou logistique apportée aux États-Unis pourrait être considérée comme une participation aux opérations américaines, alors que les tensions régionales restent particulièrement fortes.

Le chef des forces armées iraniennes, le général Ali Abdollahi, a notamment mis en garde les pays accueillant des bases militaires américaines. Il a estimé que la présence de nombreux avions militaires, notamment des avions ravitailleurs, ne pouvait se faire sans l’accord des pays hôtes.

Cette mise en garde intervient après la décision des Émirats arabes unis de suspendre leurs échanges commerciaux et leurs transactions financières avec l’Iran. Abou Dhabi accuse également Téhéran d’avoir tiré deux missiles balistiques tombés en mer et visant la navigation maritime, ce que l’Iran dément catégoriquement.

Des tensions toujours fortes autour du détroit d’Ormuz

Malgré une diminution des hostilités par rapport aux premières semaines du conflit, la situation demeure tendue autour du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le transport mondial d’hydrocarbures.

Le président américain Donald Trump affirme qu’aucune nouvelle discussion avec l’Iran n’est actuellement prévue et que le blocus naval américain reste en vigueur. Des échanges qui avaient été qualifiés de « très positifs » par Jared Kushner auraient également été suspendus.

De son côté, Téhéran pose plusieurs conditions à une éventuelle reprise des négociations. L’Iran réclame notamment la levée du blocus naval américain, le déblocage de ses avoirs gelés, la fin de l’embargo pétrolier et l’arrêt des opérations militaires.

Oman au cœur des discussions

Le Qatar, qui joue un rôle de médiateur entre Washington et Téhéran, estime qu’un accord entre l’Iran et Oman sur la gestion du détroit d’Ormuz pourrait contribuer à relancer les négociations.

L’Iran et Oman, tous deux riverains du détroit, discutent depuis plusieurs semaines de son fonctionnement futur. Téhéran souhaite notamment instaurer des frais de navigation pour les navires utilisant certains services dans la zone, une proposition rejetée par les États-Unis et plusieurs pays de la région.

Alors que le trafic maritime reste très inférieur à son niveau d’avant le conflit, le détroit d’Ormuz demeure au centre des tensions entre l’Iran, les États-Unis et leurs alliés régionaux.

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