La France a officiellement instauré un droit à l’aide à mourir après la promulgation de la loi n° 2026-794 du 18 août 2026, publiée au Journal officiel. Cette réforme marque une évolution majeure du cadre français relatif à la fin de vie.
Un nouveau droit encadré par la loi
Le texte, adopté définitivement par l’Assemblée nationale le 15 juillet dernier, a été examiné par le Conseil constitutionnel, qui l’a validé le 14 août sous réserve de plusieurs dispositions.
La nouvelle législation permet à certains patients majeurs d’accéder à l’aide à mourir lorsqu’ils répondent aux critères médicaux prévus par la loi et expriment une demande libre et éclairée.
Le dispositif repose sur un parcours médical strictement encadré. Plusieurs garanties doivent notamment permettre de vérifier l’éligibilité du patient ainsi que le caractère libre, éclairé et persistant de sa demande.
Une réforme accompagnée par les soins palliatifs
La réforme sur l’aide à mourir intervient parallèlement au renforcement de l’accès aux soins palliatifs.
Une loi distincte, promulguée le 26 mai 2026, vise à garantir un accès plus équitable à l’accompagnement et aux soins palliatifs sur l’ensemble du territoire français.
L’objectif affiché est ainsi de faire évoluer simultanément la prise en charge des patients en fin de vie et l’accompagnement médical proposé aux personnes gravement malades.
Un texte qui a profondément divisé le Parlement
L’adoption de la loi a été précédée de plus d’un an de débats et de navettes parlementaires.
L’Assemblée nationale a finalement adopté le texte en lecture définitive par 291 voix contre 241, tandis que le Sénat s’était opposé à plusieurs reprises à certaines dispositions.
Avec sa promulgation le 18 août, le droit à l’aide à mourir est désormais inscrit dans le droit français, sous réserve de l’application des conditions et garanties prévues par le nouveau cadre légal.




