Alors que la campagne pour les élections législatives du 23 septembre 2026 bat son plein à Tanger, les imprimeries et ateliers spécialisés dans la communication visuelle connaissent une activité particulièrement soutenue.
Derrière les meetings et les opérations de proximité, ces professionnels jouent un rôle important dans la fabrication des nombreux supports utilisés par les candidats pour leur communication de campagne.
Affiches, tracts et objets promotionnels
Les affiches et les tracts restent les supports les plus courants, mais les commandes s’étendent désormais à une gamme beaucoup plus large de produits.
T-shirts, casquettes, gilets, écharpes, foulards, badges, banderoles et habillages de véhicules viennent ainsi compléter les outils de communication utilisés pendant la campagne.
Pour les imprimeurs, le défi consiste à adapter rapidement le nom du candidat, son symbole électoral, son slogan et son identité visuelle à différents formats et supports.
Une course contre la montre
À Tanger, les professionnels du secteur doivent souvent traiter les commandes dans des délais très courts.
Abdelmalek Saoud, responsable d’une imprimerie locale, explique que le temps constitue l’une des principales contraintes de cette période. Les ateliers doivent réceptionner les fichiers, adapter les visuels, imprimer, découper, floquer, conditionner puis assurer les livraisons dans un délai particulièrement réduit.
Cette forte activité intervient notamment après la clôture du processus de dépôt et de validation des candidatures.
Une chaîne de métiers mobilisée
L’activité électorale profite également à plusieurs métiers liés à la communication et à l’impression.
Derrière un simple T-shirt ou une casquette peuvent intervenir des fournisseurs de textiles, graphistes, imprimeurs et sérigraphes. La fabrication des banderoles et l’habillage des véhicules font également appel à des compétences spécifiques, tandis que la livraison et le transport complètent cette chaîne d’activité.
Selon Abdelmalek Saoud, certaines entreprises d’impression en région enregistrent une hausse particulièrement importante de leur activité durant les périodes électorales.
Il estime que le volume de travail généré peut, dans certains cas, représenter l’équivalent de plusieurs années d’activité concentrées sur une courte période.
Les commandes des grands partis concentrées hors des régions
Le professionnel déplore toutefois que certaines grandes formations politiques centralisent la fabrication de leurs supports de campagne.
Cette pratique réduit, selon lui, les retombées économiques directes pour les imprimeurs et autres prestataires installés dans les différentes régions du Royaume.
Dans les ateliers locaux, les professionnels souhaitent ainsi profiter davantage de cette activité saisonnière générée par les échéances électorales.
Des supports devenus des outils de communication mobiles
Au-delà de leur fonction promotionnelle, les vêtements et accessoires personnalisés occupent une place particulière dans les campagnes de terrain.
Lorsque plusieurs militants portent les mêmes couleurs ou les mêmes inscriptions, ils deviennent facilement identifiables lors des rassemblements, réunions et tournées de proximité, transformant ces supports en véritables outils de communication mobile.
Une activité encadrée par la réglementation
La fabrication et l’utilisation des supports électoraux restent soumises aux règles prévues par la législation relative aux campagnes.
Les professionnels doivent notamment tenir compte des prescriptions concernant les affiches, les tracts et les autres supports de propagande électorale. La législation encadre également l’utilisation de certaines couleurs dans les documents électoraux et prévoit des sanctions en cas d’infraction.
Les imprimeurs sont ainsi directement concernés par le respect de ces dispositions lorsqu’ils réalisent des supports destinés aux candidats.
Après le scrutin, retour à l’activité habituelle
Cette forte mobilisation ne dure toutefois que le temps de la campagne.
Au lendemain du 23 septembre, les commandes électorales devraient progressivement diminuer, les affiches être retirées et les ateliers retrouver leur rythme habituel.
Pour les imprimeurs et professionnels de la communication visuelle, la période électorale représente ainsi une activité intense concentrée sur quelques semaines, mobilisant toute une chaîne de métiers autour des besoins de communication des candidats.
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