Le Maroc a réaffirmé jeudi, lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies organisée selon la formule Arria, son soutien et sa solidarité avec l’Arabie saoudite à la suite des attaques attribuées aux Houthis.
Intervenant lors de cette rencontre organisée par le Royaume de Bahreïn, membre non permanent du Conseil de sécurité, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, a réaffirmé la position de Rabat à l’égard de Riyad.
Condamnation de l’attaque contre La Mecque
Nasser Bourita a indiqué que le Maroc condamnait « dans les termes les plus forts » l’attaque menée par les Houthis contre la ville sainte de La Mecque.
Le ministre a également exprimé le soutien du Royaume aux mesures prises par l’Arabie saoudite pour protéger son territoire et assurer la sécurité de sa population.
Cette position s’inscrit dans le cadre du soutien marocain à la sécurité et à la stabilité du Royaume saoudien face aux attaques transfrontalières.
Les menaces sur Bab al-Mandab
La réunion s’est tenue sous le thème « Des mers sûres, une sécurité partagée : protéger la liberté de navigation dans un environnement sécuritaire en évolution ».
À cette occasion, Nasser Bourita a souligné que les tentatives des Houthis de contrôler le détroit de Bab al-Mandab illustrent l’évolution des menaces pesant sur les voies maritimes internationales.
Selon le ministre, la sécurité de ces passages stratégiques ne relève plus uniquement des États, mais doit également prendre en compte les menaces provenant d’acteurs non étatiques.
Cette évolution appelle, selon lui, la communauté internationale à adapter ses approches et ses mécanismes de prévention et de gestion des crises.
La crise d’Ormuz met en évidence les limites du dispositif international
Nasser Bourita a également évoqué la crise autour du détroit d’Ormuz, estimant qu’elle avait mis en évidence les limites des mécanismes internationaux existants.
Malgré l’existence d’un cadre juridique régissant la liberté de navigation, le ministre a relevé l’absence de mécanismes suffisamment efficaces pour prévenir les crises ou y répondre rapidement lorsqu’elles surviennent.
La question de la protection des voies maritimes stratégiques apparaît ainsi comme un enjeu majeur pour la sécurité régionale et internationale.
Un appel à préserver la liberté de navigation
La réunion du Conseil de sécurité a rassemblé les membres du Conseil, plusieurs États membres des Nations unies ainsi que des experts spécialisés dans les questions maritimes et sécuritaires.
Les échanges ont notamment mis en avant la nécessité d’œuvrer à une réouverture rapide du détroit d’Ormuz et de parvenir à une solution concernant la situation dans le détroit de Bab al-Mandab.
À travers son intervention, le Maroc a ainsi réaffirmé son soutien à l’Arabie saoudite tout en mettant l’accent sur la nécessité de préserver la sécurité des voies maritimes internationales et la liberté de navigation dans un environnement sécuritaire en évolution.
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