À l’approche des élections législatives du 23 septembre 2026, la campagne électorale dans la région de l’Oriental génère une activité économique ponctuelle qui profite notamment à certains jeunes ainsi qu’à plusieurs secteurs de services et de commerce.
La mobilisation des partis en lice entraîne en effet le recrutement temporaire d’équipes chargées d’assurer différentes tâches de terrain, tout en créant une demande supplémentaire pour les entreprises intervenant dans la communication, le transport, la restauration et l’approvisionnement.
Des emplois temporaires pour les jeunes
Durant la campagne, les formations politiques mobilisent notamment des jeunes et des étudiants pour participer aux opérations de proximité et présenter leurs programmes aux citoyens.
Les missions confiées à ces équipes sont variées : distribution de tracts et de brochures dans les quartiers et les marchés, accompagnement des déplacements des candidats, organisation de rencontres avec les électeurs ou encore participation aux opérations de communication dans l’espace public.
Pour les jeunes concernés, ces activités constituent avant tout des emplois de courte durée, mais également, selon plusieurs témoignages, une occasion de développer des compétences en communication, logistique et organisation d’événements.
Les imprimeries parmi les secteurs les plus sollicités
La campagne électorale entraîne également une augmentation des commandes auprès des imprimeries, qui réalisent affiches, brochures, tracts et différents supports de communication.
À Oujda, Mohamed, gérant d’une imprimerie, considère cette période comme une opportunité importante pour son activité, en raison de l’accélération du rythme de production et de l’augmentation des commandes.
Il relève également que cette demande profite à plusieurs activités liées à l’impression, notamment les fournisseurs de papier, de tissu et d’encre, ainsi qu’aux professionnels de l’impression numérique.
Transport, restauration et commerce bénéficient aussi de la campagne
La mobilisation des équipes de terrain se répercute également sur d’autres secteurs de l’économie locale.
Les agences de location de voitures sont notamment sollicitées pour assurer les déplacements des candidats et de leurs équipes logistiques.
L’activité progresse également dans plusieurs commerces et services, notamment ceux liés à l’approvisionnement, à la restauration rapide et aux cafés, qui accueillent régulièrement les équipes participant aux opérations de campagne.
Cette demande supplémentaire reste toutefois directement liée à la durée limitée de la période électorale.
Une activité concentrée sur quelques semaines
L’impact économique de la campagne se caractérise ainsi par son caractère saisonnier.
Les revenus perçus par les jeunes employés pendant cette période s’ajoutent à l’activité générée pour les prestataires et fournisseurs sollicités par les partis politiques.
Dans la région de l’Oriental, cette dynamique concerne notamment les métiers de la communication, de l’impression, du transport, de la restauration et différents commerces locaux.
Une dimension économique au-delà de la compétition électorale
Au-delà de la compétition entre les différentes formations politiques, la campagne électorale constitue donc également une période d’intense activité pour certains secteurs dépendant directement ou indirectement de l’organisation des opérations de terrain.
Pour les jeunes mobilisés, elle représente une source temporaire de revenus, tandis que pour les entreprises concernées, elle constitue une période d’augmentation ponctuelle de la demande.
Cette dynamique reste néanmoins liée au calendrier électoral et devrait progressivement ralentir avec la fin de la campagne et la tenue du scrutin le 23 septembre.
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