Les États-Unis maintiennent leur soutien au plan d’autonomie marocain comme cadre des discussions visant à parvenir à un règlement politique du dossier du Sahara, a affirmé Massad Boulos, conseiller du président américain pour les affaires africaines et arabes.
Dans un entretien accordé en marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, le responsable américain a toutefois indiqué qu’aucune solution immédiate ne se dessinait à ce stade. Il a souligné que plusieurs étapes restaient à franchir avant de parvenir à un accord accepté par les différentes parties.
Massad Boulos a rappelé que la position de Washington demeure fondée sur la reconnaissance de la souveraineté marocaine sur le Sahara et sur son soutien à l’autonomie sous souveraineté marocaine. Cette approche s’inscrit également dans le cadre de la résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui prévoit des négociations en vue d’un règlement politique définitif et mutuellement acceptable.
Le conseiller américain a précisé que trois rounds de discussions avaient déjà réuni des représentants du Maroc, de l’Algérie, de la Mauritanie et du Front Polisario, sans qu’un accord définitif n’ait encore été trouvé.
Washington attend par ailleurs les réactions des différentes parties au sujet du plan d’autonomie marocain afin de permettre aux discussions de progresser. Massad Boulos a également souligné le rôle que l’Algérie peut jouer dans le processus diplomatique, tout en indiquant qu’aucune partie ne peut imposer une solution par la force.
Ces déclarations interviennent alors que le processus diplomatique autour du Sahara se poursuit sous l’égide des Nations unies, à l’approche de l’échéance du mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara (MINURSO), prévue le 31 octobre 2026.
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