Le rideau est tombé à Agadir sur la 17e édition du Festival international du film amazigh « Issni N’Ourgh », organisée cette année dans le cadre de la célébration du 20e anniversaire du festival. L’événement a réuni des œuvres marocaines et internationales et mis à l’honneur différentes expressions du cinéma amazigh.
Le film « Goundafa – La chanson maudite », réalisé par Ali Benjelloun, s’est particulièrement distingué dans la compétition amazighe en remportant le Grand Prix du festival, en plus de plusieurs distinctions dans les catégories d’interprétation.
« Goundafa » en tête du palmarès
Le film « Goundafa – La chanson maudite » ne s’est pas contenté du Grand Prix. Il a également marqué le palmarès grâce à la performance de l’actrice Fatima Afif, récompensée par le prix de la meilleure interprétation féminine.
Farouk Azenabtat et Abdellatif Atif se sont, quant à eux, partagé le prix de la meilleure interprétation masculine, confirmant la présence remarquée du film dans plusieurs catégories de la compétition amazighe.
Ces distinctions témoignent de la diversité des qualités du long métrage, de la réalisation au jeu des comédiens, dans une édition qui a choisi de mettre en avant des œuvres abordant des questions liées à la mémoire, à l’identité ainsi qu’aux transformations sociales et culturelles.
Des récompenses arabes et internationales
Dans la compétition internationale, le prix de la meilleure réalisation a été attribué au film égyptien « Aisha ne peut pas voler », du réalisateur Morad Mostafa.
Le prix du meilleur scénario est revenu au film indien « Ha Lyngkha Bneng – The Elysian Field », réalisé par Pradeep Kurbah, qui a également remporté un prix collectif de la meilleure interprétation masculine.
Ces résultats illustrent la diversité des expériences cinématographiques accueillies par le festival, avec des œuvres issues de différents horizons culturels et géographiques.
30 films venus de 18 pays et territoires
La 17e édition a réuni 30 films provenant de 18 pays et territoires, dont 14 productions marocaines.
La compétition officielle du film amazigh comptait dix œuvres abordant plusieurs thématiques liées à la mémoire, à l’identité et aux transformations que connaissent les sociétés et les cultures.
La compétition internationale comprenait également dix films provenant notamment de France, des États-Unis, d’Inde, d’Argentine, d’Égypte et d’Italie, donnant à cette édition une dimension résolument internationale.
Le cinéma au service de la culture amazighe
La compétition du Prix national de la culture amazighe, organisée en partenariat avec l’Institut royal de la culture amazighe (IRCAM), a réuni six films illustrant l’évolution de la production cinématographique nationale et son rôle dans la promotion de la culture amazighe à travers l’image et le septième art.
Le lauréat de ce prix devrait être annoncé le 14 octobre au siège de l’Institut royal de la culture amazighe à Rabat, à l’occasion de la commémoration de l’anniversaire du discours royal d’Ajdir.
Des figures engagées pour le rayonnement du cinéma amazigh
La cérémonie de clôture a également été marquée par un hommage rendu à l’anthropologue Helen E. Hagan, fondatrice du Festival du film amazigh de Los Angeles, en reconnaissance de sa contribution à la promotion du cinéma et de la culture amazighs.
Le programme de cette édition a également proposé des rencontres directes entre les réalisateurs, les professionnels du cinéma et le public, ainsi que des hommages à plusieurs personnalités ayant contribué à enrichir la scène culturelle et artistique amazighe.
20 ans de cinéma, d’identité et de création
La 17e édition revêtait une importance particulière puisqu’elle coïncidait avec le 20e anniversaire du Festival « Issni N’Ourgh », qui a fait du cinéma un espace d’expression autour des questions culturelles et identitaires, tout en constituant une plateforme de promotion des talents et des œuvres amazighs auprès des publics marocain et international.
Entre compétition, projections spéciales et rencontres avec le public, cette édition a confirmé que le cinéma amazigh poursuit son développement et élargit sa présence, non seulement à travers la production, mais également grâce à son ouverture sur des expériences cinématographiques venues des quatre coins du monde.
![]()




