Présidence de la Chambre des représentants : l’opposition tarde à désigner son candidat, tandis que la compétition face au PAM reste ouverte

El azhar Bennouna Sanaa13 octobre 2026Dernière mise à jour :
Présidence de la Chambre des représentants : l’opposition tarde à désigner son candidat, tandis que la compétition face au PAM reste ouverte

À quelques heures de l’élection du nouveau président de la Chambre des représentants, les composantes susceptibles de rejoindre l’opposition hésitent encore à s’accorder sur un candidat commun. L’absence de coordination entre plusieurs groupes parlementaires et l’attente des dernières décisions entretiennent l’incertitude.

La course à la présidence de la Chambre des représentants entre dans sa dernière ligne droite, alors que l’identité du candidat que pourraient présenter les partis appelés à se positionner dans l’opposition demeure incertaine. Le scrutin est prévu dans l’après-midi du mardi 13 octobre 2026.

Tous les regards se tournent vers le Parti authenticité et modernité (PAM), dont le candidat devrait être au cœur de la compétition pour diriger l’institution législative. Toutefois, les positions du Parti de la justice et du développement (PJD), du Rassemblement national des indépendants (RNI) et du Mouvement populaire ne sont toujours pas arrêtées. Cette situation reflète la divergence des calculs politiques et les difficultés à parvenir à une coordination commune dans les dernières heures précédant le vote.

Le PJD étudie ses options : Bouanou et Maâl Aïnain parmi les noms évoqués

Au sein du Parti de la justice et du développement, aucune décision définitive n’a encore été prise concernant le nom du candidat susceptible de briguer la présidence de la Chambre des représentants. Le secrétariat général du parti devrait trancher dans les heures précédant la séance électorale.

Parmi les noms évoqués au sein de la formation politique figurent Abdellah Bouanou et Amina Maâl Aïnain. Toutefois, aucune décision officielle n’a été annoncée concernant une éventuelle candidature de l’un ou de l’autre.

Par ailleurs, selon les informations disponibles, le parti ne semble pas engagé dans des consultations avec d’autres groupes parlementaires en vue de soutenir un candidat commun. Une source interne écarte également l’existence d’une coordination dans ce sens.

Le PJD paraît ainsi privilégier, à ce stade, une décision fondée sur sa propre appréciation de la situation, dans l’attente de clarifications sur les positions des autres composantes parlementaires.

Le RNI reporte sa décision à la réunion de mardi

De son côté, le Rassemblement national des indépendants attend la réunion de son groupe parlementaire, prévue mardi à 14 heures, pour arrêter sa position définitive concernant la possibilité de présenter un candidat à la présidence de la Chambre des représentants.

Les signaux émanant du groupe ne laissent toutefois pas apparaître de volonté clairement affirmée de participer à cette compétition, notamment en raison de l’absence de coordination avec les autres formations susceptibles de rejoindre l’opposition.

Cette hésitation illustre les difficultés à élaborer une position commune dans un délai aussi court. La décision de présenter un candidat ne se limite pas au choix d’un nom : elle suppose également d’évaluer les chances de succès et la possibilité de réunir un soutien parlementaire suffisant.

Le Mouvement populaire attend la décision de sa direction

Le Mouvement populaire n’a pas non plus arrêté sa position concernant sa participation à la course à la présidence de la Chambre des représentants. Le parti attend le retour de son secrétaire général au bureau politique afin d’examiner la question et de prendre une décision.

Bien que l’hypothèse d’une candidature issue du parti semble peu probable, la décision finale devrait dépendre des conclusions de la réunion de son groupe parlementaire prévue mardi.

Ces positions divergentes montrent que les partis concernés ne sont pas encore parvenus à un terrain d’entente sur la stratégie à adopter. Plusieurs scénarios restent donc possibles, même si les chances de certaines options paraissent limitées.

Le PAM au centre des enjeux parlementaires

Dans ce contexte, l’attention se concentre sur le Parti authenticité et modernité, auquel la présidence de la Chambre des représentants devrait revenir au regard de sa position en tête des résultats électoraux, selon les éléments avancés concernant ce scrutin.

Toutefois, l’issue de cette élection dépendra du déroulement du vote et des procédures parlementaires en vigueur. Les milieux politiques attendent de savoir si les autres partis se limiteront à des positions individuelles ou s’ils parviendront à élaborer une stratégie commune pour présenter un candidat concurrent.

Cette échéance revêt une importance particulière, la présidence de la Chambre des représentants occupant une place centrale dans la conduite du travail législatif et l’organisation des activités de l’institution. Elle joue également un rôle essentiel dans le bon déroulement des séances et dans l’équilibre entre les différentes composantes de la Chambre.

Les dernières heures décisives pour la configuration du scrutin

À l’approche du vote, les dernières heures devraient être déterminantes pour définir la nature de la compétition. Elles pourraient être marquées par l’annonce d’une candidature supplémentaire ou par la poursuite de la tendance actuelle, caractérisée par l’absence d’un concurrent clairement désigné face au candidat du PAM.

Dans l’attente des décisions officielles, la situation reste marquée par la prudence politique et la divergence des calculs entre les formations concernées. La séance électorale permettra de préciser les rapports de force au sein de l’institution législative pour la prochaine étape.

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