Oujda célèbre le cinéma maghrébin et international : 18 films et des hommages à des figures du 7ᵉ art pour la 15ᵉ édition du festival

El azhar Bennouna SanaaIl y a 2 heuresDernière mise à jour :
Oujda célèbre le cinéma maghrébin et international : 18 films et des hommages à des figures du 7ᵉ art pour la 15ᵉ édition du festival

Sous le slogan « Quand le monde s’assombrit, le cinéma s’illumine », un rendez-vous réunissant des créateurs de cultures diverses et misant sur le rayonnement culturel de la région de l’Oriental

La ville d’Oujda s’est transformée, vendredi soir, en un carrefour du cinéma et de la culture à l’occasion de l’ouverture de la 15ᵉ édition du Festival international du film maghrébin. Les festivités se poursuivent jusqu’au 21 octobre, sous le slogan « Quand le monde s’assombrit, le cinéma s’illumine ». Cette édition entend consolider la place du septième art en tant que passerelle de dialogue et de rapprochement entre les peuples.

La cérémonie d’ouverture s’est déroulée au Théâtre Mohammed VI, en présence du wali de la région de l’Oriental et gouverneur de la préfecture d’Oujda-Angad, Mhamed Atfaoui, ainsi que d’élus, de responsables locaux et de nombreux réalisateurs, artistes et professionnels marocains et étrangers.

Le cinéma émirati à l’honneur et hommage à des personnalités artistiques

Cette année, le festival a choisi de mettre à l’honneur le cinéma émirati en tant qu’invité d’honneur, illustrant ainsi son ouverture sur différentes expériences cinématographiques arabes et sa volonté de favoriser les échanges d’expertise entre les professionnels du secteur.

La cérémonie d’ouverture a également été marquée par un hommage rendu à trois figures reconnues du paysage artistique : l’actrice marocaine Nafissa Benchehida, l’acteur tunisien Moez Toumi et l’actrice égyptienne Sabreen, en reconnaissance de leurs parcours et de leurs contributions au cinéma et à la télévision.

Les artistes honorés ont exprimé leur fierté de recevoir cette distinction à Oujda, ville qui accueille ce rendez-vous culturel depuis plusieurs années et qui ambitionne, à travers le festival, de renforcer sa présence sur la carte des manifestations cinématographiques.

18 films en compétition officielle

La compétition officielle de cette édition prévoit la projection de 18 films, répartis entre huit longs métrages et dix courts métrages. Les œuvres seront évaluées par deux jurys composés de personnalités issues de différents horizons cinématographiques.

Le jury des longs métrages est présidé par le réalisateur marocain Nour-Eddine Lakhmari. Il compte parmi ses membres la Sénégalaise Amélie Mbaye, la Tunisienne Sana Youssef, la réalisatrice chinoise Mei Kuan Lo et l’acteur français Stan Thibault.

Le jury des courts métrages est, quant à lui, présidé par le réalisateur marocain Adel Fadili. Il réunit l’actrice congolaise Diane Owamahoro ainsi que l’actrice et réalisatrice italienne Valentina Carnelutti.

Cette diversité au sein des jurys favorise la confrontation des regards artistiques et permet d’apprécier les œuvres en compétition selon différentes approches culturelles et créatives.

Le festival, une plateforme de dialogue et de coexistence culturelle

Le président de l’association « Ciné-Maghreb » et directeur du festival, Khalid Sli, a souligné que cette manifestation constitue un espace de promotion des valeurs de coexistence et de dialogue entre les cultures. Il a estimé que la tenue de cette quinzième édition témoigne de plusieurs années de travail collectif et de passion pour le cinéma.

Il a également mis en avant la diversité culturelle de la région de l’Oriental et la richesse de son patrimoine artistique, qui représentent des atouts pour soutenir le développement. Selon lui, le festival ne se limite pas à la projection de films, mais contribue également au rayonnement culturel et économique de la région.

De son côté, le producteur de cinéma émirati Khalid Al Hosni a exprimé sa fierté de voir le cinéma des Émirats arabes unis choisi comme invité d’honneur. Il a salué le niveau atteint par le cinéma marocain ainsi que la qualité de ses productions.

Il a également fait part de son souhait de présenter le film émirati « Houba » au public d’Oujda, en espérant que l’œuvre suscitera un accueil favorable auprès des festivaliers.

Des conférences et des ateliers pour développer les industries culturelles

La programmation du festival ne se limite pas aux projections cinématographiques. Elle comprend également des conférences et des tables rondes consacrées à la situation des industries culturelles et créatives dans la région de l’Oriental, ainsi que des ateliers de formation, des masterclasses et des rencontres autour de nouvelles publications, accompagnées de séances de dédicaces.

L’association « Ciné-Maghreb » ambitionne de faire du festival un point de départ pour des initiatives culturelles organisées tout au long de l’année. Cette démarche vise à renforcer la place du cinéma et des industries créatives dans la région, tout en offrant aux jeunes davantage d’occasions de développer leurs compétences et de s’engager dans le secteur cinématographique.

Oujda renforce sa présence sur la carte du cinéma

La 15ᵉ édition du Festival international du film maghrébin rappelle que le cinéma peut dépasser sa seule dimension de divertissement pour devenir un espace de dialogue, de découverte mutuelle et de partage d’expériences humaines. Cette manifestation offre également à Oujda une nouvelle occasion de renforcer son rayonnement culturel et de rapprocher la création artistique de la dynamique du développement local.

Entre projections, hommages aux artistes et rencontres professionnelles, le festival poursuit son ambition de faire de la culture un pont entre les peuples, tout en offrant une plateforme de découverte de nouveaux talents et de valorisation de la richesse des expériences cinématographiques maghrébines, arabes et internationales.

Loading

Laisser un avis

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Termes des commentaires :

Derniers articles