Les efforts visant à renforcer la place des femmes rurales dans le développement local se poursuivent dans la province de Midelt, à travers le soutien aux initiatives économiques et sociales destinées à améliorer leurs conditions de vie, à élargir leurs possibilités de participation aux activités génératrices de revenus et à encourager leur engagement dans la protection de l’environnement et la gestion durable des ressources naturelles.
Dans ce contexte, la commune d’Itzer a accueilli, dimanche 18 octobre 2026, une rencontre de communication consacrée aux moyens de favoriser l’inclusion sociale et économique des femmes rurales et de renforcer leur autonomisation, à l’occasion de la Journée internationale des femmes rurales.
Cette rencontre a été organisée à l’initiative de la direction provinciale de l’Agence nationale des eaux et forêts et de l’Organisation de coopération pour le développement international, en partenariat avec l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH). Elle a permis de présenter les programmes d’accompagnement et les mécanismes de soutien accessibles aux femmes rurales, tout en renforçant leurs capacités à saisir les opportunités économiques et à contribuer au développement local.
Les coopératives féminines, un levier pour l’économie locale et la protection de l’environnement
Le rôle des coopératives a occupé une place importante dans les échanges, compte tenu de leur contribution à la valorisation des ressources naturelles, à la préservation du patrimoine forestier et environnemental ainsi qu’à la promotion de pratiques pastorales respectueuses des équilibres écologiques.
Les participants ont souligné que ces structures peuvent faire le lien entre l’amélioration des revenus et le développement durable, en mettant en place des activités économiques fondées sur les potentialités locales, sans porter atteinte aux ressources forestières ni à la biodiversité.
Dans ce cadre, le directeur du Parc national de Khénifra relevant de l’Agence nationale des eaux et forêts, Hassan Belhassan, a indiqué que la célébration de la Journée internationale des femmes rurales constitue une occasion de mettre en valeur leur contribution à la préservation des richesses forestières. Il a insisté sur l’importance d’une approche participative associant les populations locales, considérées comme des partenaires essentiels dans la protection et la gestion des ressources naturelles.
Il a également appelé à renforcer les capacités des coopératives et des associations, à développer leurs compétences et à leur fournir les moyens nécessaires pour leur permettre de jouer un rôle accru dans la préservation de l’environnement et la réalisation des objectifs de développement durable.
L’autonomisation des femmes va au-delà de la création de revenus
De son côté, Hafsa Barchid, représentante du service de l’action sociale à la préfecture de la province de Midelt, a mis en avant le rôle des femmes rurales dans le développement socioéconomique, ainsi que leurs efforts constants pour améliorer les conditions de vie de leurs familles et contribuer au développement de leur environnement local.
Elle a souligné que l’amélioration de la situation des femmes rurales ne doit pas se limiter à la dimension économique, mais doit également englober les soins de santé destinés aux femmes et aux enfants, considérés comme un facteur essentiel pour améliorer la qualité de vie et renforcer la stabilité familiale.
À cet égard, elle a rappelé l’attention accordée par l’Initiative nationale pour le développement humain à la santé de la mère et de l’enfant, notamment à travers le soutien apporté à plusieurs maisons de maternité dans la province de Midelt, en plus d’autres interventions visant à améliorer l’accès aux services sociaux.
Des partenariats élargis pour accompagner les initiatives féminines
La rencontre a également réuni des représentants de plusieurs institutions et organismes partenaires, notamment l’Agence nationale de lutte contre l’analphabétisme et l’Entraide nationale. Ces derniers ont présenté des informations sur les initiatives et les programmes d’accompagnement destinés aux femmes rurales, afin de favoriser leur inclusion sociale et économique et d’élargir leur accès aux services de soutien et de qualification.
L’événement a par ailleurs offert aux participantes l’occasion de partager leurs expériences et leurs parcours, ainsi que de présenter les réalisations accomplies grâce à l’accompagnement de l’Initiative nationale pour le développement humain. Les échanges ont ainsi mis en évidence l’importance du soutien institutionnel et de la coordination entre les différents intervenants.
Ces initiatives confirment que l’autonomisation des femmes rurales nécessite une approche intégrée associant formation, qualification, soutien aux activités génératrices de revenus et amélioration de l’accès aux services sociaux, tout en valorisant leur rôle dans la protection de l’environnement et des ressources naturelles.
Une telle démarche est de nature à renforcer l’indépendance économique des femmes et à élargir leur participation à la construction d’un développement local plus durable et plus équitable.
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