Les tomates prennent l’ascenseur à Casablanca Une flambée des prix qui inquiète les consommateurs marocains

El azhar Bennouna Sanaa6 octobre 2025Dernière mise à jour :
Les tomates prennent l’ascenseur à Casablanca Une flambée des prix qui inquiète les consommateurs marocains

Alors que les citoyens espéraient une accalmie sur les marchés, les prix des tomates et autres produits de base poursuivent leur envolée, suscitant incompréhension et mécontentement dans les foyers.


Une hausse inattendue au cœur des marchés

Dans les allées animées des marchés de Casablanca, un même constat revient : les prix des fruits et légumes grimpent de jour en jour. En tête de cette flambée, la tomate, ingrédient incontournable de la cuisine marocaine, qui s’affiche désormais entre 6 et 7 dirhams le kilo. Une hausse qui prend à contre-pied les attentes des consommateurs, espérant un retour à des niveaux plus accessibles après les périodes de tension précédentes.

« Nous pensions que les prix allaient baisser après la fin de l’été, mais c’est tout le contraire », confie Fatima, mère de famille rencontrée au marché de Derb Sultan. « Même les plats simples deviennent coûteux à préparer. »


Des produits de base de plus en plus inaccessibles

La tomate n’est pas la seule à voir son prix grimper. Les pommes de terre et les oignons, deux autres piliers de la cuisine marocaine, atteignent désormais 6 dirhams le kilo. Un seuil difficile à supporter pour de nombreux ménages, dont le budget alimentaire est déjà sous pression.

Un professionnel du secteur, contacté par Le Site Info, confirme cette tendance :
« L’augmentation touche l’ensemble des produits frais. Elle s’explique en partie par les perturbations climatiques, les coûts de transport et d’autres facteurs structurels. »


Une indignation croissante face au silence des autorités

Face à cette hausse persistante, les voix s’élèvent. Sur les réseaux sociaux comme dans les marchés, les consommateurs expriment leur inquiétude et leur exaspération. Nombreux sont ceux qui appellent les autorités à intervenir urgemment pour réguler les prix et protéger le pouvoir d’achat.

« Ce sont les familles les plus modestes qui en pâtissent. Il est urgent que les responsables agissent, notamment en renforçant les contrôles sur les circuits de distribution », plaide un habitant du quartier Sidi Bernoussi.


Entre conjoncture et manque de régulation

Si certains facteurs, comme la météo ou le coût des intrants agricoles, peuvent justifier ponctuellement une hausse, plusieurs experts estiment qu’un manque de transparence et de régulation du marché contribue à amplifier le phénomène.

Dans un contexte économique marqué par l’inflation et la précarité grandissante, cette flambée des produits de base ravive le débat sur la sécurité alimentaire et la justice sociale au Maroc.

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