Accord agricole Maroc–UE : les provinces du Sud au cœur de la coopération stratégique

El azhar Bennouna Sanaa9 octobre 2025Dernière mise à jour :
Accord agricole Maroc–UE : les provinces du Sud au cœur de la coopération stratégique

Un levier diplomatique et économique salué par les opérateurs économiques marocains

La signature de l’échange de lettres amendant l’accord agricole entre le Maroc et l’Union européenne confirme le rôle central des provinces du Sud dans le partenariat euro-marocain. À Dakhla, en marge du Forum économique Maroc–France, la CGEM a salué cette avancée comme un signal fort pour l’investissement, les exportations et la reconnaissance internationale de ces territoires.


 Une avancée stratégique au service du développement des provinces du Sud

Jeudi à Dakhla, lors du Forum économique Maroc–France, la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM) a exprimé son entière satisfaction suite à la signature de l’échange de lettres amendant l’accord agricole entre le Maroc et l’Union européenne. Cet accord actualisé, fruit d’une diplomatie proactive menée sous la conduite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, vient renforcer la dynamique économique des provinces du Sud tout en consolidant leur intégration dans les partenariats stratégiques du Royaume.

La CGEM qualifie cette avancée de « tournant diplomatique et économique majeur », rappelant qu’elle ouvre la voie à de nouvelles perspectives en matière d’investissement, de création d’emplois durables et de valorisation du potentiel local.


 Produits agricoles et halieutiques : maintien des préférences européennes

L’un des points clés de cet accord amendé est la confirmation des préférences tarifaires européennes pour les produits agricoles et halieutiques issus du Sahara marocain, au même titre que ceux provenant des autres régions du Royaume.

Cette disposition garantit la continuité des exportations vers le marché européen, qui constitue un débouché majeur pour des produits de qualité, porteurs de savoir-faire local. Pour les opérateurs économiques, cela rassure les investisseurs et renforce la prévisibilité des échanges commerciaux, deux éléments essentiels dans un contexte de concurrence internationale accrue.


Une reconnaissance des filières stratégiques, au-delà de l’agroalimentaire

Outre les secteurs traditionnels de l’agriculture et de la pêche, le nouvel accord met également l’accent sur d’autres filières à fort potentiel, notamment les énergies renouvelables. La CGEM souligne que cette reconnaissance européenne du savoir-faire industriel et technologique développé dans les provinces du Sud est un signal fort envoyé aux marchés internationaux.

Dakhla, Laâyoune, Boujdour ou encore Tarfaya sont désormais perçues non seulement comme des zones d’exportation, mais aussi comme des plateformes d’innovation verte, de production énergétique et de développement durable, alignées sur les exigences des nouveaux partenariats euro-africains.


 Une coopération euro-marocaine appelée à s’intensifier

Le Maroc demeure, à ce jour, le premier partenaire commercial de l’Union européenne en Afrique et dans le monde arabe, avec un volume d’échanges bilatéraux estimé à plus de 640 milliards de dirhams par an (soit environ 60 milliards d’euros). La signature de cet accord agricole amendé devrait accélérer davantage la croissance de ce flux, en particulier dans les domaines à haute valeur ajoutée.

La CGEM a réaffirmé son engagement à accompagner cette dynamique, en soutenant activement les entreprises marocaines et étrangères opérant dans les provinces du Sud, tout en œuvrant à renforcer le dialogue économique avec les institutions européennes.

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