Une nouvelle année de formation pour préserver les métiers du patrimoine et offrir des opportunités aux jeunes
Depuis Meknès, le secrétaire d’État à l’Artisanat a lancé officiellement la rentrée de la formation professionnelle dans les arts de l’artisanat pour l’année 2025-2026. Une initiative nationale qui ambitionne de valoriser les savoir-faire ancestraux tout en favorisant l’insertion socio-économique des jeunes.
Une rentrée sous le signe de la transmission et de l’innovation
C’est dans la ville historique de Meknès, réputée pour ses artisans d’exception, que Lahcen Essaadi, secrétaire d’État chargé de l’Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire, a donné le coup d’envoi officiel de la rentrée de la formation professionnelle dans les arts de l’artisanat.
Accompagné du gouverneur de la préfecture de Meknès, Abdelghani Sabbar, le ministre a profité de l’événement pour rappeler les ambitions du gouvernement : former plus de 30.000 jeunes dans des métiers artisanaux, à travers un réseau national de 67 établissements et 100 annexes.
Préserver les métiers, créer des emplois
Ce programme de formation, lancé à l’échelle nationale, s’inscrit dans une stratégie globale visant à préserver les métiers de l’artisanat menacés de disparition, tout en répondant aux besoins du marché et en facilitant l’accès à l’emploi pour les jeunes.
« Le secteur de l’artisanat est un véritable levier de création de richesse et d’emplois durables », a déclaré M. Essaadi.
Une nouveauté importante cette année : l’intégration de l’artisanat de service, répondant à une demande croissante des professionnels, notamment dans des régions comme Fès-Meknès.
Incitations financières et soutien aux encadrants
Pour encourager l’engagement des maîtres artisans dans la transmission de leur savoir, des incitations financières seront octroyées aussi bien aux artisans encadrants qu’aux apprentis. Une convention-cadre a été signée à cet effet et sera déclinée prochainement à travers des accords avec les chambres d’artisanat régionales.
Parmi les réformes en cours :
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L’élaboration d’un statut spécifique pour les encadrants artisanaux ;
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La révision des programmes pédagogiques pour mieux coller aux réalités régionales ;
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La modernisation des infrastructures de formation ;
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Et la qualification des ressources humaines dédiées à l’enseignement.
Vers des écoles pionnières dans les métiers d’art
Le secrétaire d’État a également annoncé le lancement prochain d’écoles pionnières spécialisées dans les arts de l’artisanat, à l’image de l’Institut Spécialisé des Arts Traditionnels (ISAT) de Meknès. Ce modèle, reconnu pour sa gestion moderne et sa qualité pédagogique, pourrait devenir un référentiel national pour la formation dans ce secteur.
Une cérémonie symbolique pour les nouveaux diplômés
En clôture de la cérémonie de lancement, une vingtaine de lauréats de l’année 2024-2025 ont reçu leurs diplômes et attestations, tout comme des artisans bénéficiaires d’une formation en gestion financière, soulignant l’importance d’un accompagnement global mêlant savoir-faire technique et compétences entrepreneuriales.
Une vocation nationale et inclusive
La formation professionnelle dans les arts de l’artisanat ne concerne pas seulement la transmission d’un patrimoine. Elle s’inscrit dans une démarche de développement économique, d’inclusion sociale et de valorisation du capital humain, en particulier chez les jeunes et les femmes.
Le programme lancé par le secrétariat d’État ambitionne de faire de l’artisanat un vecteur de transformation positive, où tradition rime avec innovation et insertion professionnelle.




