La province pakistanaise de Khyber Pakhtunkhwa, frontalière de l’Afghanistan, a été le théâtre vendredi de violentes attaques revendiquées samedi par les Taliban pakistanais. Ces assauts, survenus dans une zone déjà marquée par l’instabilité, ont fait au moins 23 morts.
Selon les premiers rapports, les attaques visaient plusieurs postes de sécurité ainsi que des infrastructures civiles. Le bilan humain est lourd, alimentant de nouvelles inquiétudes dans cette région sensible.
Contexte tendu entre Kaboul et Islamabad
Ces événements interviennent dans un climat politique déjà tendu. Quelques heures avant ces attaques, le gouvernement taliban afghan a dénoncé des actions pakistanaises qu’il qualifie de « violations de souveraineté ». Des explosions ont même été entendues dans la capitale afghane, Kaboul, exacerbant les tensions entre les deux voisins.
Les relations entre Kaboul et Islamabad sont régulièrement marquées par des accusations mutuelles, et cette nouvelle série d’événements risque de fragiliser davantage la fragile stabilité régionale.
Un groupe armé revendique
Les Taliban pakistanais, distincts du mouvement au pouvoir à Kaboul, ont revendiqué ces attaques dans un communiqué diffusé samedi. Ce groupe, actif dans la région depuis plusieurs années, cherche à étendre son influence et s’oppose farouchement aux forces de sécurité pakistanaises.
Le gouvernement de Islamabad, quant à lui, condamne fermement ces attaques tout en insistant sur la nécessité d’une coopération régionale renforcée pour combattre le terrorisme.




