États-Unis-Venezuela : Trump autorise des opérations secrètes de la CIA, Caracas dénonce une agression

El azhar Bennouna Sanaa16 octobre 2025Dernière mise à jour :
États-Unis-Venezuela : Trump autorise des opérations secrètes de la CIA, Caracas dénonce une agression

Une escalade diplomatique autour d’actions clandestines et de frappes envisagées

Donald Trump a confirmé avoir donné son aval à des opérations secrètes menées par la CIA contre le Venezuela, tout en évoquant la possibilité de frappes militaires. Une décision qui attise la colère de Caracas, accusant Washington de fomenter des coups d’État et de menacer la stabilité régionale.


Une autorisation présidentielle sous haute tension

Le président américain Donald Trump a révélé mercredi avoir autorisé des actions clandestines de la CIA visant à affaiblir le régime de Nicolás Maduro au Venezuela. Si Trump a refusé de confirmer explicitement un ordre de « neutralisation » du dirigeant vénézuélien, il n’a pas caché son hostilité envers un gouvernement qu’il qualifie de « narco-terroriste ». Selon lui, Maduro dirige un régime impliqué dans le trafic de drogue et aurait même relâché des prisonniers pour les envoyer aux États-Unis.

Par ailleurs, le président américain a laissé entendre que Washington pourrait envisager des frappes terrestres dans le pays, après des opérations navales récentes dans les eaux internationales au large du Venezuela, visant des embarcations liées au narcotrafic.

Une riposte vigoureuse de Caracas

Face à ces annonces, le gouvernement vénézuélien a fermement condamné ce qu’il considère comme une agression et une tentative de déstabilisation. Nicolás Maduro a dénoncé « les coups d’État fomentés par la CIA » et rappelé l’histoire sombre de l’Amérique latine marquée par des interventions américaines, évoquant notamment les dictatures soutenues par Washington en Argentine et au Chili.

Le président vénézuélien a lancé un appel à la paix et rejeté toute tentative de changement de régime, tout en ordonnant des exercices militaires et la mobilisation de réservistes, notamment dans les régions frontalières avec la Colombie.

Le ministère des Affaires étrangères a, de son côté, dénoncé une « violation grave du droit international » et une politique d’« agression, de menace et de harcèlement » contre le Venezuela, dénonçant l’utilisation de la CIA et la présence militaire accrue dans les Caraïbes.

Le narcotrafic, un prétexte pour le contrôle régional ?

Washington justifie ses actions par la lutte contre le trafic de drogue, qu’elle accuse Maduro et son gouvernement de contrôler. Cependant, cette argumentation est vivement contestée par Caracas, qui y voit une manœuvre pour affaiblir un rival régional et contrôler les ressources stratégiques, notamment pétrolières.

En parallèle, la police de Trinité-et-Tobago enquête sur la présence possible de deux de ses ressortissants parmi les victimes d’une récente frappe américaine, illustrant la complexité et la portée régionale de ce conflit larvé.

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