Un vote décisif pourrait valider le plan d’autonomie marocain comme unique voie politique réaliste pour clore un demi-siècle de différend
Après plusieurs reports liés à la crise au Soudan, le Conseil de sécurité des Nations unies s’apprête à voter une résolution historique sur le Sahara occidental. Ce texte, soutenu par les principales puissances mondiales, devrait entériner le plan d’autonomie proposé par le Maroc en 2007 comme solution politique crédible, marquant ainsi une inflexion majeure dans le traitement du dossier par la communauté internationale.
Un tournant diplomatique pour Rabat
Le Maroc se trouve à la veille d’un moment décisif de son histoire diplomatique. Selon des sources onusiennes, la nouvelle résolution que s’apprête à adopter le Conseil de sécurité consacrerait le plan d’autonomie marocain comme la seule option viable pour clore un conflit vieux de plus de cinquante ans.
Présentée en 2007 par sa Majesté le roi Mohamed VI, cette initiative repose sur un principe clair : accorder une large autonomie aux provinces du Sud sous souveraineté marocaine, tout en garantissant la stabilité, la coopération régionale et le développement économique durable.
Ce basculement s’explique par une mobilisation diplomatique intense menée par le Maroc, sous la conduite du Souverain et de son ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita. Soutenue par Washington, Paris, Londres et Moscou, cette offensive a permis à Rabat d’imposer son approche comme la plus réaliste, crédible et durable.
Un large soutien international
Aujourd’hui, plus de 120 pays à travers le monde reconnaissent officiellement la pertinence du plan marocain. En Europe, plus de vingt États membres de l’Union européenne y voient la voie la plus constructive pour stabiliser la région.
Sur le terrain, plus de trente pays ont ouvert des consulats à Dakhla et Laâyoune, signe tangible de leur reconnaissance de la souveraineté marocaine sur le territoire.
Cette dynamique diplomatique a été renforcée par le soutien renouvelé des États-Unis, initié sous l’administration Trump, qui considère désormais le Maroc comme « le seul représentant légitime du territoire ». Washington a d’ailleurs joué un rôle moteur dans la rédaction du projet de résolution qui sera soumis au vote.
Des positions nuancées au sein du Conseil de sécurité
Pour être adoptée, la résolution doit recueillir au moins neuf voix favorables parmi les quinze membres du Conseil, sans veto d’un membre permanent.
Les États-Unis et la France figurent parmi les principaux parrains du texte, tandis que le Royaume-Uni semble prêt à voter en faveur du projet. La Chine et la Russie devraient s’abstenir, privilégiant une posture de neutralité stratégique, sans remettre en cause l’équilibre du texte.
Parmi les membres non permanents, plusieurs pays — dont le Pakistan, la Slovénie, la Sierra Leone, le Panama et la Somalie — se sont déjà déclarés favorables au plan marocain.
L’Algérie, directement impliquée dans le conflit via son soutien au Front Polisario, tente de peser sur les débats, mais son influence reste limitée face au consensus international croissant en faveur du Maroc.
Un nouvel équilibre géopolitique au Maghreb
La reconnaissance attendue du plan d’autonomie marquera le début d’une nouvelle ère pour le Maghreb. Rabat consoliderait ainsi son rôle de puissance régionale stable et de partenaire stratégique pour les grandes puissances, tout en devenant un acteur incontournable de la paix et du développement africain.
Sa majesté le roi Mohamed VI a d’ailleurs rappelé que « la souveraineté sur le Sahara constitue un pilier immuable de la politique étrangère du Maroc » et que toute alliance internationale devait s’inscrire dans le respect de cette intégrité territoriale.
Cette orientation, désormais appuyée par les cinq membres permanents du Conseil, ouvre la voie à une stabilisation durable de la région et à une intégration économique renforcée entre le Maghreb et l’Afrique de l’Ouest.
Vers une reconnaissance formelle de la souveraineté marocaine
Si le vote attendu dans les prochains jours aboutit, il s’agira d’un moment historique : pour la première fois, les Nations unies reconnaîtraient officiellement la souveraineté du Maroc sur le Sahara dans le cadre d’un plan d’autonomie sous tutelle nationale.
Une telle décision consacrerait la victoire diplomatique de Rabat, fruit d’une stratégie de long terme alliant fermeté politique, réalisme diplomatique et partenariat international solide.




