Le socialiste Zohran Mamdani, l’ex-gouverneur Andrew Cuomo et le républicain Curtis Sliwa s’affrontent pour succéder à Eric Adams
New York, 3 novembre 2025 — À la veille du scrutin municipal, la plus grande ville des États-Unis s’apprête à tourner la page Eric Adams. Trois candidats aux parcours contrastés briguent la mairie de New York : Zohran Mamdani, jeune élu socialiste et favori des sondages, Andrew Cuomo, ancien gouverneur en quête de réhabilitation, et Curtis Sliwa, populiste républicain fidèle à son légendaire béret rouge.
Zohran Mamdani, le vent du changement
Âgé de 34 ans, Zohran Mamdani symbolise le renouveau progressiste. Ce député de l’État de New York, d’origine ougandaise et de confession musulmane, prône une ville « abordable pour tous ». Son programme social promet un gel des loyers, la gratuité des bus, des crèches publiques et un salaire minimum à 30 dollars de l’heure d’ici 2030.
Propulsé par une base jeune et militante, soutenu par Bernie Sanders et Alexandria Ocasio-Cortez, Mamdani a déjoué les pronostics en s’imposant face à Andrew Cuomo lors de la primaire démocrate.
Andrew Cuomo, le pari du retour
À 67 ans, Andrew Cuomo joue sa survie politique. Il promet 5 000 policiers supplémentaires et une politique de tolérance zéro face à la criminalité urbaine. Mais ses attaques virulentes contre Mamdani ont terni la fin de campagne.
Curtis Sliwa, le populiste infatigable
Le républicain Curtis Sliwa, fondateur des Guardian Angels, fait campagne sur le thème de la « loi et l’ordre ». Fidèle à son style direct, il prône le renforcement massif des forces de police et la lutte contre la criminalité de rue. Son discours mêle sécurité, défense des animaux et rejet du système politique traditionnel.
Candidat malheureux en 2021, il reste marginal dans les sondages, mais séduit une frange conservatrice attachée à son image d’homme du peuple.
Un vote à forte participation
Avec plus de 400 000 bulletins déjà déposés lors du vote anticipé, la mobilisation s’annonce historique. Les New-Yorkais, lassés de la corruption et des inégalités, cherchent un nouveau cap pour une ville de 8,5 millions d’habitants confrontée à la crise du logement et à la hausse du coût de la vie.
Entre idéal social, quête de rédemption et populisme urbain, le scrutin du 4 novembre pourrait bien redéfinir durablement l’avenir politique de la métropole américaine.




