L’attaque, attribuée à un ressortissant afghan exfiltré en 2021, relance le débat explosif sur l’immigration et la sécurité nationale.
Deux militaires de la Garde nationale ont été grièvement blessés mercredi à Washington lors d’une fusillade visant une patrouille déployée dans la capitale. L’événement a suscité une réaction immédiate de Donald Trump, qui a qualifié l’acte de « terroriste » et annoncé un durcissement de sa politique migratoire. Le suspect, un Afghan arrivé aux États-Unis en 2021 après avoir collaboré avec les forces américaines, est lui-même grièvement blessé.
Un acte qualifié de terroriste par la Maison Blanche
Dans une allocution télévisée, le président Donald Trump a dénoncé une « agression odieuse », évoquant un « acte de haine et de terrorisme ».
Selon les premières informations relayées par la police et les médias américains, le tireur présumé serait Rahmanullah Lakanwal, 29 ans, un Afghan ayant travaillé avec l’armée américaine et la CIA avant son évacuation vers les États-Unis à la suite du retrait de 2021.
Les deux militaires touchés, originaires de Virginie-Occidentale, se trouvent dans un état critique. Trump, depuis la Floride où il célébrait Thanksgiving, a promis que « l’animal paiera très cher ».
Une fusillade qui relance le débat sur la sécurité et l’immigration
L’attaque survient dans un contexte politique explosif autour des questions migratoires.
Le président républicain a affirmé que l’immigration constituait « la plus grande menace pour la sécurité nationale », accusant Joe Biden d’avoir permis l’arrivée « de millions d’étrangers » pendant son mandat.
Dans la foulée, l’agence fédérale USCIS a annoncé la suspension immédiate du traitement de toutes les demandes d’immigration émanant de ressortissants afghans, en attendant une révision des procédures de sécurité.
Cette décision a suscité la réaction d’AfghanEvac, organisation impliquée dans l’accueil des Afghans évacués en 2021, qui assure que ses vérifications figurent « parmi les plus rigoureuses au monde ».
Un déploiement accru de militaires dans la capitale
Depuis plusieurs mois, des centaines de membres de la Garde nationale patrouillent dans Washington, à la demande du président Trump mais contre l’avis des autorités locales démocrates.
Après la fusillade, le ministre de la Défense Pete Hegseth a annoncé l’envoi de 500 militaires supplémentaires, portant le total à plus de 2 500 soldats dans la capitale.
Washington, déjà traversée par de fortes tensions politiques, voit cette attaque devenir un nouveau point de friction entre la Maison Blanche républicaine et les autorités municipales démocrates.
Un climat sécuritaire qui se dégrade
Cette fusillade est la plus grave attaque visant la Garde nationale depuis le début de son déploiement dans plusieurs villes démocrates.
Selon la police de Washington, le suspect est arrivé à proximité d’une patrouille peu après 14h15, a levé son arme et a ouvert le feu avant d’être maîtrisé par d’autres militaires.
Alors que l’enquête se poursuit, l’incident risque d’avoir des répercussions majeures sur les politiques migratoires, la sécurité intérieure et le climat politique national à l’approche des prochaines échéances électorales.




