Selon un rapport onusien, le Royaume arrive en tête en Afrique du Nord avec un score de 50/100, confirmant la progression continue de sa gouvernance publique.
Un rapport publié par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), en partenariat avec la Fondation Mohammed ben Rachid Al Maktoum pour la Connaissance, place le Maroc en tête des pays du Maghreb dans l’Indice d’efficacité gouvernementale pour l’année 2025. Avec un score de 50/100, le Royaume s’illustre comme un pôle régional en matière de performance administrative et de qualité des politiques publiques, tandis que Singapour domine le classement mondial avec un score maximal de 100 points.
Un leadership maghrébin confirmé
L’Indice d’efficacité gouvernementale évalue plusieurs dimensions de la performance publique : qualité des services, compétences administratives, indépendance des institutions, capacité d’élaboration et d’exécution des politiques publiques, et niveau de confiance accordé par les citoyens.
En se hissant au premier rang maghrébin pour 2025, le Maroc confirme une tendance observée depuis plusieurs années : l’amélioration progressive de ses mécanismes de gouvernance et la consolidation de la gestion publique.
Le score obtenu, 50/100, reflète à la fois les avancées réalisées et les marges d’amélioration identifiées. Il traduit surtout la solidité des réformes engagées dans divers domaines : digitalisation de l’administration, réforme budgétaire, modernisation de la gestion territoriale, et renforcement des politiques publiques sociales.
Des réformes structurelles qui portent leurs fruits
Depuis plusieurs années, le Maroc a engagé une série de transformations majeures visant à renforcer l’efficacité de son appareil administratif. Parmi les actions les plus structurantes :
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Digitalisation accélérée : mise en place de plateformes de services publics en ligne, simplification des procédures et amélioration de la transparence.
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Réformes institutionnelles : renforcement de la gouvernance locale dans le cadre de la régionalisation avancée et modernisation des mécanismes de pilotage.
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Amélioration du climat des affaires : mesures facilitant l’investissement, accompagnement des PME et rationalisation des démarches administratives.
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Politiques sociales renforcées : notamment à travers les programmes de protection sociale généralisée et les dispositifs de soutien aux ménages.
Ces efforts contribuent à asseoir davantage la crédibilité du Maroc auprès de ses partenaires internationaux et à améliorer la confiance interne dans les institutions publiques.
Une performance appréciée à l’échelle internationale
Au niveau mondial, Singapour se distingue avec un score de 100/100, illustrant son modèle de gouvernance reconnu comme l’un des plus efficaces au monde.
Le classement du Maroc, s’il reste perfectible, montre une trajectoire ascendante alignée avec les standards internationaux en matière d’efficacité gouvernementale. Il témoigne également de la capacité du Royaume à progresser dans un contexte mondial où la résilience et la qualité de l’action publique sont devenues des critères stratégiques de compétitivité.
Perspectives : un potentiel encore à renforcer
Si le Maroc se positionne en tête du Maghreb, des défis demeurent, notamment dans :
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la réduction des disparités territoriales,
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l’accélération de la dématérialisation totale de l’administration,
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la consolidation de la culture de résultat au sein des services publics,
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et l’amélioration de la perception citoyenne de la performance administrative.
Le rapport du PNUD offre ainsi une boussole importante pour orienter les réformes à venir et renforcer davantage l’efficacité gouvernementale.




