Les sauveteurs luttent contre la boue et les débris pour retrouver les victimes des pluies torrentielles liées au cyclone
À Mawathura, village du centre montagneux du Sri Lanka, le passage du cyclone Ditwah a provoqué un glissement de terrain catastrophique, ensevelissant maisons, routes et véhicules. Neuf jours après la catastrophe, les sauveteurs continuent de fouiller les décombres, tandis que les familles vivent dans l’angoisse et le désespoir.
Une montagne transformée en piège mortel
Les terrasses de thé, de poivre et d’épices qui façonnent le paysage de Mawathura sont aujourd’hui recouvertes de boue et de débris. Un pan de montagne de plus de 2,5 kilomètres s’est effondré dans la nuit du 27 au 28 novembre, ensevelissant le village et ses habitants sous des tonnes de terre. La scène évoque l’ampleur de la tragédie : les flancs de la montagne, jadis verdoyants et fertiles, apparaissent aujourd’hui comme des cicatrices rouges à vif.
Une course contre la montre
Les équipes de secours s’affairent avec des pelleteuses au milieu de la boue et des débris, cherchant à extraire les victimes. À ce jour, 28 corps ont été retrouvés, mais la probabilité de sauver des survivants s’amenuise avec le temps. Les familles, conscientes du destin tragique de leurs proches, restent suspendues à l’espoir, malgré les conditions météorologiques menaçantes qui compliquent l’opération.
Une catastrophe parmi les pires recensées
Le glissement de terrain à Mawathura fait partie des plus meurtriers jamais enregistrés au Sri Lanka. La combinaison de pluies torrentielles, de relief montagneux et de sols fragilisés par l’activité agricole a transformé un paysage idyllique en champ de désolation, rappelant la vulnérabilité des zones montagneuses aux catastrophes naturelles.
Les défis de la reconstruction
Au-delà de la recherche des corps, les autorités doivent désormais envisager la reconstruction du village et la protection des habitants restants. La catastrophe souligne l’importance de systèmes d’alerte précoces et de plans d’aménagement du territoire adaptés aux zones à risque, afin de limiter l’impact des futures intempéries.




