Une victoire fondatrice à Lusail qui installe les Lions de l’Atlas dans la peau du favori
À quelques jours du coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des nations organisée sur son sol, le Maroc a envoyé un signal fort au reste du continent. En remportant la Coupe arabe après une finale haletante face à la Jordanie (3-2 après prolongation), les Lions de l’Atlas ont conjugué panache, solidité et profondeur d’effectif. Un succès au parfum de promesse, mais aussi de responsabilité.
Une finale à rebondissements, symbole d’un groupe résilient
Jeudi soir à Lusail, le Maroc a dû puiser dans ses ressources mentales pour venir à bout d’une équipe jordanienne joueuse et audacieuse. Menés puis bousculés, les Marocains ont su renverser le cours du match grâce à une force collective remarquable et à l’efficacité d’Abderrazak Hamdallah, auteur d’un doublé décisif en fin de match et en prolongation.
La rencontre restera également marquée par l’ouverture du score spectaculaire d’Oussama Tannane, auteur d’un lob de plus de cinquante mètres. Un geste rare, presque irréel, qui a donné à cette finale une dimension symbolique : celle d’une équipe capable d’audace autant que de maîtrise.
Une victoire obtenue avec une équipe remaniée
L’un des enseignements majeurs de cette Coupe arabe réside dans la composition de l’effectif marocain. Privé de plusieurs cadres appelés à disputer la CAN, le sélectionneur a fait confiance à une équipe dite « bis ». Le résultat est sans appel : une domination globale du tournoi et la meilleure défense avant la finale.
Cette profondeur d’effectif constitue un atout stratégique majeur. Elle offre au staff technique des solutions crédibles en cas de blessure, de suspension ou de baisse de forme, un paramètre souvent décisif dans une compétition aussi exigeante que la CAN.
Une dynamique positive avant un rendez-vous continental majeur
Déjà vainqueur de la Coupe arabe en 2012, le Maroc inscrit pour la deuxième fois son nom au palmarès de cette compétition organisée par la FIFA. Au-delà du trophée, c’est la dynamique qui retient l’attention. Enchaîner une victoire internationale à domicile, à la veille d’une CAN très attendue, renforce la confiance du groupe et l’adhésion populaire.
Toutefois, ce statut de favori s’accompagne d’une pression accrue. Jouer à domicile implique des attentes élevées, parfois lourdes à porter. Le défi sera donc autant mental que tactique.
Quels enseignements pour la CAN à venir ?
La Coupe arabe a mis en lumière plusieurs certitudes : une base défensive solide, une capacité à revenir dans les moments difficiles et des individualités capables de faire basculer un match. Elle a aussi révélé des axes de progression, notamment dans la gestion des temps faibles face à des adversaires entreprenants.
Face à des sélections africaines rompues aux joutes continentales, le Maroc devra confirmer cette maîtrise collective et faire preuve de constance. Le match d’ouverture face aux Comores donnera une première indication sur la capacité des Lions de l’Atlas à transformer l’élan de la Coupe arabe en parcours continental abouti.
Une promesse à confirmer
En remportant la Coupe arabe, le Maroc n’a pas seulement gagné un trophée. Il a posé les bases d’un récit : celui d’une sélection ambitieuse, structurée et prête à assumer son rang. Reste désormais à transformer cette promesse en consécration africaine. L’histoire est en marche, mais le plus difficile commence.
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