Banditisme et insécurité
Samedi soir, le village de Kasuwan Daji, dans l’État du Niger, à l’ouest du Nigeria, a été le théâtre d’une attaque meurtrière menée par des « bandits », ces gangs criminels qui ensanglantent régulièrement la région. Plus de 30 personnes ont été tuées et plusieurs autres enlevées, selon la police locale. L’événement souligne l’ampleur des défis sécuritaires auxquels le pays fait face.
Une attaque brutale et ciblée
Les assaillants ont envahi le village, incendiant le marché et pillant les commerces à la recherche de nourriture. Certaines victimes avaient les mains liées dans le dos, selon des images et une vidéo diffusées par l’AFP, illustrant la brutalité de l’attaque.
L’Église catholique locale a fourni un bilan légèrement supérieur, évoquant plus de 40 morts. « Les victimes étaient commerçants, fermiers, parents et écoliers, de confessions chrétienne ou musulmane », a précisé le ministre de l’Information Mohammed Idris.
Contexte régional et frappes américaines
Les autorités nigérianes soupçonnent que les assaillants aient fui les États de Sokoto et Zamfara après des frappes aériennes américaines ciblant des combattants liés à l’État islamique à Noël. Le président nigérian Bola Tinubu a immédiatement ordonné aux forces de sécurité de traquer les responsables et d’arrêter leurs complices.
Ces attaques s’inscrivent dans un contexte de violence généralisée : le nord-est du pays subit une insurrection jihadiste de plus de quinze ans, tandis que le nord-ouest et l’ouest connaissent des pillages, des enlèvements et des affrontements récurrents entre communautés.
Des mesures gouvernementales insuffisantes
Le président Tinubu a annoncé en décembre une refonte de la sécurité nationale et une augmentation substantielle des dépenses militaires pour 2026, quelques jours après avoir nommé un nouveau ministre de la Défense. Néanmoins, la persistance des attaques illustre les difficultés des autorités à protéger les populations locales face à la multiplicité des menaces.
Un pays en proie à la violence généralisée
Le Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique, continue de subir les assauts de groupes armés, de bandits et de séparatistes, touchant indistinctement chrétiens et musulmans. Les critiques internationales, notamment des États-Unis, pointent l’incapacité des autorités à contenir ces violences, accusations fermement rejetées par le gouvernement nigérian.




