Une tension diplomatique inédite entre les États-Unis, le Danemark et les alliés européens
Donald Trump et son équipe discutent de “plusieurs options” pour acquérir le Groenland, un territoire stratégique de l’Arctique, et n’excluent pas le recours à l’armée, a déclaré mardi 6 janvier sa porte-parole Karoline Leavitt. Cette annonce ravive les tensions avec le Danemark, souverain de l’île, et suscite une réaction ferme des dirigeants européens.
Un objectif stratégique pour les États-Unis
Selon la Maison Blanche, le Groenland représente une priorité de sécurité nationale. Donald Trump considère que contrôler l’île permettrait de “tenir en respect nos adversaires dans la région arctique”. Les propos de Stephen Miller, conseiller présidentiel, vont dans le même sens : il a remis en question le droit du Danemark à superviser le territoire et a affirmé que, selon Washington, “le Groenland devrait faire partie des États-Unis”.
Le président américain a également souligné la présence de navires russes et chinois autour de l’île, justifiant selon lui un contrôle américain pour sécuriser la région.
Réaction du Danemark et des alliés européens
Le Premier ministre danois Mette Frederiksen a averti qu’une tentative de prise de contrôle par les États-Unis mettrait en danger l’alliance au sein de l’OTAN. Jens-Frederik Nielsen, Premier ministre du Groenland, a dénoncé des “fantasmes d’annexion” et jugé le discours américain “absolument inacceptable”.
En réponse, six pays européens — Allemagne, France, Italie, Pologne, Espagne et Royaume-Uni — ont publié une déclaration commune affirmant leur soutien au Danemark et au Groenland : “Il revient au Danemark et au Groenland, et à eux seuls, de décider des questions concernant leur territoire.” La déclaration rappelle que la sécurité dans l’Arctique doit se faire collectivement dans le cadre de l’OTAN et conformément aux principes de la Charte des Nations unies, notamment la souveraineté et l’intégrité territoriale.
Un territoire stratégique riche en ressources
Le Groenland, autonome depuis 1979, possède d’importantes richesses minérales, dont des terres rares essentielles aux technologies de pointe. Son importance géopolitique croissante explique l’intérêt stratégique de Washington et la sensibilité des alliés européens.
Cette situation pourrait représenter l’un des points les plus chauds de la diplomatie américaine en 2026, opposant ambitions stratégiques et respect de la souveraineté internationale.




