CAN 2025 : le Maroc obtient le changement de l’arbitre du quart de finale face au Cameroun

El azhar Bennouna Sanaa9 janvier 2026Dernière mise à jour :
CAN 2025 : le Maroc obtient le changement de l’arbitre du quart de finale face au Cameroun

Une décision de la CAF qui suscite la controverse et ravive les tensions en coulisses avant le choc de Rabat


À quelques heures du quart de finale très attendu entre le Maroc et le Cameroun, prévu ce jeudi à Rabat, une décision arbitrale de la Confédération africaine de football (CAF) est venue bouleverser la préparation du match. À la suite d’une réclamation officielle de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), l’arbitre initialement désigné a été remplacé, une mesure qui a provoqué une vive réaction du côté camerounais et alimenté les débats au sein des instances du football africain.


Une réclamation marocaine acceptée par la CAF

Selon les informations disponibles, la FRMF a formulé une contestation concernant la désignation de l’arbitre central égyptien Amin Omar pour diriger cette rencontre décisive. Officiellement, la fédération marocaine a invoqué une communication tardive autour de cette nomination. En pratique, la contestation portait surtout sur le profil de l’arbitre retenu pour un match à fort enjeu sportif et émotionnel.

Après examen de la requête, la CAF a donné suite à la demande marocaine et procédé à un changement de dernière minute.


Dahane Beida désigné, le Cameroun mis devant le fait accompli

La Confédération africaine de football a finalement confié l’arbitrage de la rencontre au Mauritanien Dahane Beida. Une décision qui, selon plusieurs sources, n’aurait pas été communiquée officiellement à la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT), laquelle aurait appris la nouvelle par le biais des réseaux sociaux.

Cette absence de notification préalable a été perçue comme un manque de considération institutionnelle, provoquant l’irritation des responsables camerounais à la veille d’un rendez-vous crucial.


La VAR au centre des interrogations

Autre élément qui alimente la polémique : la désignation, pour la cinquième fois consécutive lors d’un match du Maroc dans cette CAN 2025, du même assesseur VAR, le Congolais René Daniel Louzaya. Cette répétition inhabituelle soulève des interrogations dans les milieux sportifs et renforce le sentiment de malaise exprimé par certaines fédérations.

Par ailleurs, la présence annoncée d’un arbitre algérien à l’assistance vidéo a finalement été écartée. Ce choix aurait été jugé inopportun par la partie marocaine, compte tenu du contexte politique et des tensions persistantes entre les deux pays.


La FECAFOOT et ses alliés montent au créneau

Ces ajustements de dernière minute ont fortement courroucé la FECAFOOT. Son président, Samuel Eto’o, figure emblématique du football africain, aurait exprimé son mécontentement avec vigueur. Il a trouvé un appui notable auprès du président de la Fédération nigériane de football, Ibrahim Musa Gusau, qui s’est également joint aux critiques adressées à la CAF.

Cette fronde traduit un malaise plus large autour de la gouvernance arbitrale et de la communication au sein de l’instance continentale.


Un climat sous tension avant un quart de finale explosif

À l’approche du coup d’envoi, l’atmosphère s’annonce particulièrement électrique, tant sur le terrain qu’en dehors. Si la CAF entend préserver la sérénité et l’équité de la compétition, cette affaire met en lumière la sensibilité extrême des décisions arbitrales dans les grandes compétitions africaines.

Le Maroc et le Cameroun s’apprêtent ainsi à disputer un quart de finale à haute intensité, dans un contexte où chaque détail, sportif ou institutionnel, est scruté de près. Les prochaines heures s’annoncent décisives, avec l’espoir que le jeu et la performance prennent finalement le dessus sur la polémique.

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