Un hiver généreux : les pluies et la neige redonnent souffle aux ressources hydriques du Maroc

El azhar Bennouna Sanaa21 janvier 2026Dernière mise à jour :
Un hiver généreux : les pluies et la neige redonnent souffle aux ressources hydriques du Maroc

Une dynamique climatique favorable après des années de tension hydrique

Après plusieurs saisons marquées par la rareté des précipitations, le Maroc enregistre un net redressement de sa situation hydrique. Les pluies et chutes de neige observées ces derniers mois ont apporté un soulagement bienvenu, tant pour les ressources en eau que pour les secteurs dépendants du climat, notamment l’agriculture et l’approvisionnement en eau potable.

Entre le 1er septembre 2025 et le 20 janvier 2026, le cumul des précipitations a atteint 121,5 mm, un niveau largement supérieur à celui de la même période l’an dernier. Cette performance représente une hausse de 114 % par rapport à l’année précédente et un dépassement de 24 % de la moyenne annuelle habituelle , traduisant une amélioration tangible à l’échelle nationale.

 La neige, un capital hydrique stratégique

Au-delà des pluies, les chutes de neige ont joué un rôle déterminant dans cette embellie. Les massifs montagneux ont été largement enneigés, avec une couverture atteignant plus de 55 000 km², un record inédit depuis 2018.
Cette réserve naturelle constitue un atout majeur : en fondant progressivement, elle alimente les cours d’eau et renforce durablement les réserves des barrages.

Des apports en eau en forte progression

Grâce à cette conjoncture climatique favorable, les apports hydriques cumulés se sont élevés à 4,07 milliards de mètres cubes, dont 3,6 milliards enregistrés au cours des quarante derniers jours seulement.
Cette accélération récente témoigne de l’intensité et de la régularité des précipitations, essentielles pour stabiliser les ressources à moyen terme.

 Les barrages retrouvent des niveaux rassurants

Effet direct de ces apports, le taux de remplissage des barrages est passé de 28 % à 48 %, frôlant désormais la barre symbolique des 50 %.
Un niveau qui permet d’envisager une année complète de sécurisation de l’eau potable, tout en offrant une marge de manœuvre appréciable pour l’irrigation et les usages industriels.

 Une embellie à consolider

Si ces chiffres suscitent un optimisme mesuré, ils rappellent également l’importance d’une gestion rationnelle et durable de l’eau. Les précipitations actuelles constituent une opportunité précieuse, mais non acquise définitivement, dans un contexte marqué par le changement climatique et l’irrégularité des saisons.

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