Bolivie–Maroc : La Bolivie suspend sa reconnaissance de la « RASD »

El azhar Bennouna Sanaa25 février 2026Dernière mise à jour :
Bolivie–Maroc : La Bolivie suspend sa reconnaissance de la « RASD »

Un tournant diplomatique annoncé après un échange bilatéral

La Bolivie a officialisé la suspension de sa reconnaissance de la « République arabe sahraouie démocratique » (RASD), marquant une évolution notable dans sa position diplomatique.

Cette annonce intervient à l’issue d’un entretien téléphonique entre Nasser Bourita, ministre marocain des Affaires étrangères, et Fernando Aramayo, chef de la diplomatie de l’État plurinational de Bolivie.

Dans un communiqué conjoint, La Paz indique avoir procédé à un réexamen souverain de sa politique étrangère, dans le respect des dynamiques internationales et des cadres onusiens en vigueur.


Un réexamen aligné sur le processus des Nations unies

La décision bolivienne s’inscrit, selon le communiqué, dans une volonté de soutenir le processus politique mené sous l’égide de l’Organisation des Nations unies.

La Bolivie fait référence à la résolution 2797 (2025) du Conseil de sécurité et affirme vouloir contribuer de manière constructive à une solution politique réaliste, pragmatique et durable, fondée sur le compromis.

Dans cette perspective, elle a décidé de suspendre ses relations diplomatiques avec l’entité dénommée « RASD » et de mettre fin à tout contact officiel avec celle-ci, rappelant que cette entité n’est pas reconnue comme État membre des Nations unies.


Vers un rapprochement diplomatique avec Rabat

Au-delà de la suspension de reconnaissance, cette évolution ouvre un nouveau chapitre dans les relations entre Rabat et La Paz.

Les deux parties ont convenu de rétablir leurs relations diplomatiques et d’engager les procédures nécessaires à l’établissement de missions diplomatiques résidentes dans leurs capitales respectives.

Ce rapprochement s’inscrit dans une dynamique plus large de redéfinition des alliances et des partenariats en Amérique latine et sur la scène internationale.


Une décision aux implications régionales et internationales

Sur le plan diplomatique, la décision bolivienne traduit un repositionnement stratégique dans un dossier sensible inscrit à l’agenda des Nations unies depuis plusieurs décennies.

Elle témoigne également de l’importance croissante accordée aux équilibres multilatéraux et à la recherche de solutions politiques encadrées par les institutions internationales.

Dans un contexte mondial marqué par la recomposition des alliances, cette annonce illustre la manière dont les États ajustent leurs orientations diplomatiques en fonction des évolutions géopolitiques et des processus de médiation en cours.

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