Le trafic maritime a effectivement repris au Port de Casablanca et ce depuis le 27 février, après une fermeture provisoire décidée à la suite d’un incident survenu deux jours plus tôt.
Le 25 février, le navire IONIKOS a perdu 86 conteneurs en mer lors d’une manœuvre de sortie rendue délicate par des conditions météorologiques défavorables. La capitainerie avait demandé au bâtiment de quitter le port par mesure de précaution, mais durant l’opération, plusieurs conteneurs sont tombés à l’eau.
Par souci de sécurité, l’Agence Nationale des Ports (ANP) a immédiatement ordonné la consignation temporaire du port.
Une mobilisation rapide et coordonnée
Selon des sources proches du dossier, une commission de haut niveau réunissant les autorités locales et les acteurs concernés a été mise en place pour gérer la situation en temps réel.
Les opérations ont consisté à :
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Localiser les conteneurs tombés à la mer
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Encadrer les unités flottantes jusqu’à leur retrait
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Vérifier la nature des marchandises transportées (notamment des produits agroalimentaires)
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Sécuriser totalement le chenal d’accès
Chaque conteneur a été suivi individuellement afin d’éviter tout risque pour la navigation ou tout désordre logistique.
Validation du chenal et reprise progressive
Avant la réouverture officielle, une première sortie test a été effectuée avec un navire à faible tirant d’eau, assisté par un pilote de la station de pilotage de Casablanca.
Cette manœuvre a permis de confirmer que :
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Aucun conteneur ne bloquait la passe d’entrée
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Le chenal d’accès était pleinement sécurisé
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La navigation pouvait reprendre sans risque
La reprise rapide des activités a été accueillie avec soulagement par les opérateurs économiques, alors que le port faisait déjà face à des tensions logistiques importantes ces dernières semaines.
Un enjeu stratégique pour l’économie
Avec près de 100.000 EVP traités mensuellement, le Port de Casablanca reste une infrastructure clé pour les importations et exportations du Royaume. Toute interruption, même brève, peut avoir des répercussions économiques significatives.
Cet épisode rappelle à quel point la résilience et la réactivité des autorités portuaires sont cruciales pour maintenir la fluidité des échanges commerciaux.




