Des attaques continues et un front tendu
Depuis le début du conflit régional le 2 mars 2026, la banlieue sud de Beyrouth et le sud du Liban connaissent une intensification des affrontements entre le Hezbollah, mouvement pro-iranien, et l’armée israélienne. Mercredi, le Hezbollah a revendiqué des frappes contre les troupes israéliennes massées le long de la frontière, en particulier dans les localités de Naqoura et Qawzah, lançant plus de 100 roquettes.
Réponse militaire israélienne et opérations sur le terrain
Israël affirme que ses forces mènent des manœuvres à l’intérieur du territoire libanais pour sécuriser une ligne de défense avancée jusqu’au fleuve Litani, à environ 30 km de la frontière. Dans ce cadre, les habitants de sept quartiers de la banlieue sud de Beyrouth ont été priés d’évacuer, anticipant des actions militaires.
Selon les correspondants présents, les frappes ont laissé derrière elles des rues jonchées de débris et des immeubles endommagés. Depuis le début du conflit, les frappes israéliennes ont entraîné plus de 1 000 morts et un million de déplacés, selon les autorités libanaises.
Victimes civiles et impact humanitaire
Au cours de la nuit de mardi à mercredi, neuf personnes ont été tuées dans trois raids israéliens dans le sud du Liban. Parmi elles, deux secouristes en uniforme ont perdu la vie à Nabatiyeh, portant à 42 le nombre de soignants libanais tués depuis le début des opérations.
Le ministère libanais de la Santé a dénoncé une obstruction aux opérations de secours et une violation du droit international humanitaire, soulignant les difficultés pour protéger les civils et les travailleurs humanitaires.
Contexte historique
Le conflit actuel s’inscrit dans un contexte historique complexe. Après l’invasion du Liban par Israël en 1982, une zone tampon de 10 à 20 km avait été maintenue le long de la frontière sud, jusqu’au retrait israélien en 2000, marqué par la résistance du Hezbollah.
Aujourd’hui, les tensions reflètent non seulement la lutte pour le contrôle territorial, mais également l’enracinement d’enjeux géopolitiques régionaux et internationaux.




