Catastrophes : le Maroc allonge le délai de déclaration des sinistres à 60 jours

El azhar Bennouna Sanaa14 avril 2026Dernière mise à jour :
Catastrophes : le Maroc allonge le délai de déclaration des sinistres à 60 jours

Une réforme pour mieux protéger les assurés face à l’imprévu

Face à la montée des risques liés aux catastrophes naturelles et technologiques, le Maroc ajuste son cadre réglementaire. Un arrêté ministériel publié fin février 2026 introduit une évolution notable : le délai de déclaration des sinistres est désormais fixé à 60 jours.

Une mesure qui vise avant tout à mieux accompagner les assurés dans des moments souvent marqués par l’urgence et la désorganisation.


Un délai élargi pour plus de souplesse

Jusqu’à présent, les délais de déclaration pouvaient s’avérer contraignants pour les victimes d’événements majeurs. En portant ce délai à deux mois, les autorités reconnaissent implicitement la complexité des situations post-catastrophe : pertes matérielles, difficultés de communication ou encore accès limité aux services.

Cette extension offre ainsi un temps supplémentaire pour constituer les dossiers, rassembler les preuves nécessaires et entamer les démarches administratives dans de meilleures conditions.


Une initiative portée par le régulateur du secteur

Cette réforme s’inscrit dans une démarche impulsée par Autorité de Contrôle des Assurances et de la Prévoyance Sociale, qui veille à l’équilibre entre protection des assurés et stabilité du secteur.

L’objectif est clair : garantir que les droits des citoyens soient pleinement respectés, même dans des contextes exceptionnels où les priorités immédiates dépassent largement les formalités administratives.


Renforcer la confiance dans le système assurantiel

Au-delà de l’aspect technique, cette décision participe à renforcer la confiance entre les assurés et les compagnies d’assurance. En adaptant les règles aux réalités du terrain, les pouvoirs publics envoient un signal d’écoute et de responsabilité.

Dans un contexte où les aléas climatiques et technologiques deviennent plus fréquents, cette évolution apparaît comme une réponse pragmatique aux nouveaux défis.


Vers une culture de prévention et de résilience

Cette mesure pourrait également encourager une meilleure sensibilisation aux mécanismes d’assurance et à l’importance de la couverture contre les risques majeurs. Car si le délai est prolongé, la nécessité d’une réaction organisée et informée reste essentielle.

En renforçant les dispositifs existants, le Maroc poursuit ainsi sa transition vers une gestion plus résiliente des catastrophes, où la protection des citoyens s’inscrit au cœur des priorités.

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