Une mobilisation nationale qui porte ses fruits
Le Maroc poursuit ses efforts pour réduire l’analphabétisme avec des résultats significatifs. Selon Agence nationale de lutte contre l’analphabétisme, plus de 653.000 personnes ont bénéficié des programmes d’alphabétisation au titre de la saison 2024-2025.
Sur les trois dernières années, ce sont près de 2,4 millions de bénéficiaires qui ont été accompagnés, illustrant une mobilisation continue autour de ce chantier social majeur.
Des programmes ciblés, au plus près des besoins
Les données révèlent un ciblage clair des populations les plus concernées. Les femmes représentent 84% des bénéficiaires, tandis que 59% des inscrits proviennent du milieu rural. Les jeunes, quant à eux, constituent un quart des participants.
Ces chiffres mettent en lumière les inégalités persistantes, mais aussi l’effort d’orientation des politiques publiques vers les catégories les plus vulnérables.
Un enjeu au cœur du développement
Lors de cette rencontre, Mustapha Baitas a rappelé que la lutte contre l’analphabétisme dépasse le cadre éducatif. Elle constitue un levier direct pour renforcer la participation citoyenne, soutenir la compétitivité économique et favoriser une croissance inclusive.
Les derniers chiffres du recensement de 2024 montrent d’ailleurs une baisse du taux d’analphabétisme à 24,8%, signe des progrès réalisés, même si des défis importants subsistent.
Vers une approche plus efficace et durable
Face aux mutations économiques et numériques, les responsables appellent à faire évoluer les méthodes. L’objectif est désormais de passer d’une logique centrée sur les moyens à une approche axée sur les résultats, l’impact et la durabilité.
Cela passe notamment par la modernisation des outils pédagogiques, l’intégration du digital et le développement de programmes post-alphabétisation, afin de faciliter l’insertion socio-économique des bénéficiaires.
Un défi encore présent, mais une dynamique engagée
Malgré les avancées, l’analphabétisme reste un défi, particulièrement en milieu rural et chez les femmes. D’où la nécessité d’un ciblage plus précis et d’une mobilisation continue.
Dans cette dynamique, le Maroc semble tracer une voie progressive, où l’éducation devient un pilier essentiel du développement humain et de la justice sociale.




