À Marrakech, une vision qui remet les acteurs de proximité au cœur du développement
Lors du Forum national du Commerce organisé à Marrakech, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, a insisté sur le rôle central du secteur commercial dans l’économie nationale et la stabilité sociale du pays. Une intervention qui met en lumière une orientation claire : renforcer la place du petit commerçant dans les politiques publiques.
Selon le ministre, ce secteur bénéficie d’une attention particulière dans le cadre des orientations stratégiques nationales, en raison de son impact direct sur la vie quotidienne des citoyens et sur le tissu économique local.
Le petit commerce, un pilier discret mais essentiel
Souvent invisible dans les grandes analyses économiques, le petit commerce joue pourtant un rôle fondamental dans l’équilibre social et territorial. Épiceries de quartier, commerces de proximité, petites échoppes ou services locaux : ces acteurs assurent une continuité essentielle dans l’accès aux biens et services du quotidien.
Ryad Mezzour a rappelé que ces commerçants représentent un maillon indispensable de la chaîne économique, contribuant à la stabilité des marchés locaux et à la résilience des communautés face aux fluctuations économiques.
Un accompagnement public renforcé
Dans cette dynamique, l’État entend renforcer son soutien à travers des programmes ciblés destinés aux petits commerçants. L’objectif est d’améliorer leurs conditions d’activité, de faciliter leur modernisation et de les accompagner face aux transformations rapides du secteur commercial.
Cet accompagnement s’inscrit dans une logique plus large de modernisation de l’économie nationale, où la digitalisation, la compétitivité et l’inclusion économique deviennent des priorités majeures.
Une vision sociale du commerce
Au-delà de l’aspect économique, le forum a mis en avant une dimension sociale importante : le commerce comme facteur de cohésion et de proximité entre les citoyens.
Les petits commerçants jouent un rôle quotidien dans la vie des quartiers, créant du lien social et contribuant à la vitalité des espaces urbains et ruraux. Leur soutien devient ainsi une question de développement mais aussi d’équilibre social.
Vers un secteur commercial plus structuré et inclusif
Les échanges du forum ont également mis en évidence la nécessité d’adapter le secteur aux nouveaux défis : concurrence accrue, transformation numérique, évolution des habitudes de consommation et montée du commerce en ligne.
Dans ce contexte, l’enjeu est de permettre aux petits acteurs de s’adapter sans être marginalisés, en intégrant progressivement les outils modernes tout en préservant leur rôle de proximité.
Une reconnaissance stratégique du commerce de proximité
En plaçant le petit commerçant au centre de sa vision, le ministère affirme une orientation claire : construire un modèle économique plus inclusif, où chaque acteur, quelle que soit sa taille, participe à la dynamique nationale.
Cette reconnaissance traduit une volonté de concilier modernisation économique et justice territoriale, dans un secteur qui reste profondément ancré dans la vie quotidienne des Marocains.




