Entre stabilité monétaire et correction boursière, une semaine contrastée pour l’économie marocaine

MOHAMED YAZID BENNOUNA27 juin 2026Dernière mise à jour :
Entre stabilité monétaire et correction boursière, une semaine contrastée pour l’économie marocaine

Entre le 18 et le 24 juin, la semaine économique marocaine s’est inscrite dans une dynamique faite de contrastes. D’un côté, une monnaie nationale qui évolue avec souplesse face aux grandes devises mondiales ; de l’autre, un marché boursier qui marque le pas, révélant une prudence accrue des investisseurs.

Sur le marché des changes, le dirham a légèrement progressé de 0,5% face à l’euro. En revanche, il s’est affaibli de 1,7% contre le dollar américain, selon les données de Bank Al-Maghrib. Aucune opération d’adjudication n’a été menée sur la période, signe d’un marché des changes relativement stable et sans intervention directe exceptionnelle.

Les réserves officielles de change poursuivent, elles, leur tendance haussière. Elles se sont établies à 491,1 milliards de dirhams au 19 juin, enregistrant une légère hausse hebdomadaire de 0,1% et une progression notable de 21,2% sur un an. Un indicateur clé qui traduit une consolidation progressive des fondamentaux extérieurs du pays.

Dans le même temps, Bank Al-Maghrib a maintenu une présence active sur le marché monétaire. Les interventions quotidiennes ont atteint en moyenne 153,9 milliards de dirhams, réparties entre avances à 7 jours, pensions livrées à plus long terme et prêts garantis. Lors de l’appel d’offres du 24 juin, la Banque centrale a injecté 61,6 milliards de dirhams, confirmant son rôle d’ajustement de la liquidité bancaire.

Le marché interbancaire est resté globalement stable, avec un volume quotidien moyen de 3,3 milliards de dirhams et un taux interbancaire figé à 2,25%. Une configuration qui reflète un équilibre entre besoins de financement et disponibilité de liquidités.

Mais c’est la Bourse de Casablanca qui enregistre le signal le plus négatif de la semaine. L’indice MASI a reculé de 3,6%, portant sa contre-performance depuis le début de l’année à 4%. La baisse a touché la majorité des secteurs, notamment les mines, les banques, le bâtiment et les assurances.

Dans ce paysage baissier, seul le secteur agroalimentaire se distingue avec une hausse de 2%, apportant une note de résistance relative.

Enfin, le volume des échanges sur le marché central a diminué, passant de 1,7 milliard à 1,3 milliard de dirhams, illustrant une baisse de l’appétit des investisseurs dans un contexte d’incertitude.

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