Le Maroc a réaffirmé son engagement en faveur de la coopération Sud-Sud en mettant l’accent sur le partage d’expertise agricole avec les pays africains, à l’occasion d’un atelier organisé vendredi à Rabat pour présenter les résultats du programme de coopération triangulaire entre le Royaume et le Fonds international de développement agricole (FIDA).
À cette occasion, le secrétaire général du ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, Redouane Aârach, a souligné que la coopération entre les pays du Sud constitue un levier essentiel pour relever les défis communs auxquels l’Afrique est confrontée, notamment la sécurité alimentaire, le changement climatique et l’emploi des jeunes.
Il a indiqué que le partage des connaissances et des bonnes pratiques dans les domaines de l’agriculture, de la gestion de l’eau, de la pêche et de la formation représente une réponse concrète aux enjeux du développement durable sur le continent.
De son côté, Leïla Anouri, coordinatrice du programme pays du FIDA au Maroc, a insisté sur la nécessité de renforcer les partenariats africains afin de faire face à la pression sur les ressources hydriques et aux effets du changement climatique. Elle a rappelé que le FIDA ne se limite pas au financement de projets ruraux, mais accompagne également le transfert de compétences, l’innovation et le renforcement des capacités institutionnelles.
Le programme s’inscrit dans la vision du Roi Mohammed VI, qui fait de la coopération Sud-Sud un pilier stratégique du développement durable et de l’intégration régionale en Afrique. Il vise à diffuser le savoir-faire marocain en matière d’agriculture, de gestion des ressources en eau, d’agroalimentaire et de valorisation des produits agricoles.
Entre 2023 et 2025, plusieurs missions d’échange ont été organisées au profit de cadres venus de Madagascar, du Cap-Vert, du Niger et de Djibouti, afin de renforcer leurs compétences techniques et de promouvoir les réussites du Maroc, notamment celles du Plan Maroc Vert et de la stratégie Génération Green 2020-2030.
Pour 2026, le programme prévoit une nouvelle session de formation destinée à des experts du Bénin et de Djibouti, avec pour objectif de consolider les compétences techniques et pédagogiques des participants et de favoriser le transfert durable des connaissances au sein des pays partenaires.
![]()




