Le président de la FIFA, Gianni Infantino, fait face à une nouvelle contestation au sein de l’instance mondiale du football. Le Hongrois Sandor Csanyi, l’un des huit vice-présidents du Conseil de la FIFA, a annoncé le retrait de son soutien au dirigeant italo-suisse.
Dans une lettre adressée à Infantino, Csanyi affirme avoir « perdu la confiance précédemment placée » en lui. Il reproche notamment au président de la FIFA certaines décisions qui, selon lui, répondraient davantage à des intérêts politiques qu’à ceux du football.
Un projet d’investisseurs privés critiqué
Le responsable hongrois a notamment dénoncé le projet, finalement abandonné, visant à ouvrir la FIFA à des investisseurs privés. Selon lui, cette initiative aurait été préparée « en secret » et sans que le Conseil de la FIFA en soit informé.
Csanyi évoque également certaines décisions liées à la Coupe du monde 2026, qu’il considère comme problématiques.
Mais c’est surtout le départ inattendu de Kevin Lamour, le numéro trois français de la FIFA, qui aurait constitué « la goutte d’eau qui a fait déborder le vase ».
Une contestation qui s’intensifie
Lamour, qui supervisait notamment des secteurs administratifs importants comme les affaires juridiques, la communication et les ressources humaines, avait publiquement critiqué le projet d’ouverture à des investisseurs privés.
Fin juillet, il avait dénoncé « le projet d’une seule personne » et appelé les dirigeants du football mondial à prendre leurs responsabilités.
Son départ annoncé lundi intervient alors que Gianni Infantino se prépare à briguer un nouveau mandat à la tête de la FIFA en mars 2027.
Le retrait du soutien de Sandor Csanyi constitue ainsi un nouveau signe de tensions internes autour de la direction de l’instance mondiale, à quelques mois de cette échéance électorale.




