Affaire Lindsay Clancy : une « hallucination de commande » au moment du meurtre de ses enfants

MOHAMED YAZID BENNOUNA22 août 2026Dernière mise à jour :
Affaire Lindsay Clancy : une « hallucination de commande » au moment du meurtre de ses enfants

Un psychiatre légiste a affirmé devant le tribunal que Lindsay Clancy souffrait d’une « hallucination de commande » lorsqu’elle a tué ses trois enfants en janvier 2023, alors que sa défense soutient qu’elle était atteinte de psychose post-partum.

Clancy, une mère du Massachusetts accusée du meurtre de ses trois enfants, ne conteste pas avoir commis les faits. Sa défense affirme toutefois que son état psychiatrique l’empêchait de comprendre pleinement ses actes ou de les contrôler.

La défense invoque la psychose post-partum

Phillip Resnick, psychiatre légiste et dernier témoin de la défense, a déclaré que Clancy souffrait à la fois d’une hallucination de commande et d’un délire d’influence au moment des meurtres.

Selon lui, Clancy avait l’impression de suivre une force ou une commande extérieure plutôt que de prendre une décision consciente. Il a également expliqué qu’elle croyait faire du bien à ses enfants en les emmenant avec elle au paradis plutôt que de les laisser vivre sans elle.

Le psychiatre a évalué Clancy après les faits et étudié son dossier médical.

Les procureurs défendent une autre version

L’accusation affirme au contraire que Clancy a délibérément tué ses trois enfants et qu’elle avait pris la décision de passer à l’acte.

Les victimes, Cora, cinq ans, Dawson, trois ans, et Callan, âgé de huit mois, ont été tuées au domicile familial dans le Massachusetts en janvier 2023. Les procureurs affirment que Clancy les a étranglés avec des bandes d’exercice avant de sauter par la fenêtre du deuxième étage.

Elle a survécu à sa chute, mais est restée paralysée et assiste au procès en fauteuil roulant.

Une importante dégradation de son état mental

La défense a présenté des éléments montrant que l’état psychologique de Clancy s’était fortement détérioré après la naissance de son plus jeune enfant. Elle aurait souffert d’hallucinations et de délires et avait reçu un traitement psychiatrique, notamment lors d’un court séjour dans un établissement spécialisé peu avant les décès.

Sa mère et son ancienne belle-mère ont également témoigné de cette dégradation. Cette dernière l’a décrite comme une mère aimante et attentionnée qui demandait de l’aide.

La psychose post-partum occupe ainsi une place centrale dans la stratégie de défense. Cette maladie mentale rare mais grave peut apparaître après l’accouchement et nécessite une prise en charge médicale urgente.

Le procès devrait être soumis au jury au début de la semaine prochaine, après près d’un mois d’audiences.

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