Les autorités locales de la région d’Ourika, dans la province d’Al Haouz, ont décidé de mettre fin aux pratiques consistant à réclamer des sommes d’argent aux estivants souhaitant s’installer au bord de l’oued.
Cette décision intervient après la polémique suscitée par des paiements pouvant atteindre 100 dirhams, demandés à certains visiteurs pour accéder ou s’installer dans des espaces situés en bordure du cours d’eau.
Des contrôles pour mettre fin aux pratiques contestées
Des commissions relevant des autorités locales ont effectué plusieurs visites de terrain afin de contrôler les activités exercées dans les zones fréquentées par les estivants.
À l’issue de ces opérations, des instructions auraient été données pour mettre fin à toute perception de sommes considérées comme illégales ou imposées de manière irrégulière aux visiteurs.
Les autorités ont également demandé la suppression de certaines formes d’occupation du domaine public et renforcé le contrôle des activités commerciales installées dans les zones touristiques.
Dans plusieurs restaurants, l’affichage clair des tarifs a par ailleurs été exigé afin que les visiteurs puissent connaître à l’avance les prix des prestations proposées.
Les visiteurs peuvent signaler les abus
Les estivants auxquels une somme serait de nouveau réclamée pour s’installer au bord de l’oued sont invités à signaler la situation aux autorités locales.
Les services compétents pourront ainsi vérifier les faits et prendre les mesures nécessaires à l’encontre des personnes qui ne respecteraient pas les règles en vigueur.
Le président du Conseil provincial du tourisme d’Al Haouz, Marouane Chouyoukh, a confirmé que la situation ayant suscité la controverse avait pris fin, soulignant le renforcement des contrôles sur le terrain.
Vers une réorganisation des espaces touristiques
Au-delà de la suppression des paiements contestés, les autorités souhaitent désormais engager une réflexion sur l’organisation et l’aménagement des espaces fréquentés par les visiteurs.
Les récentes crues ayant touché la région ont notamment endommagé plusieurs installations destinées à accueillir les estivants, tandis que d’autres secteurs ont été moins affectés.
Cette situation pourrait ainsi ouvrir la voie à une nouvelle organisation des espaces situés le long de l’oued, avec l’objectif d’améliorer leur aménagement, leur sécurité et les conditions d’accueil du public.
Une ancienne polémique sur l’accès aux berges
La question des sommes réclamées aux estivants avait suscité de nombreuses réactions, notamment de la part d’organisations de défense des consommateurs.
La perception d’environ 100 dirhams pour l’installation au bord de l’oued avait été dénoncée comme une pratique susceptible de porter atteinte au pouvoir d’achat des familles et de soulever des questions concernant l’utilisation du domaine public hydraulique.
L’intervention des autorités marque désormais une nouvelle étape, avec la volonté affichée de mettre fin aux pratiques informelles et de créer un cadre plus organisé pour les activités touristiques dans la vallée de l’Ourika.
![]()




