Le directeur général de la Caisse de dépôt et de gestion (CDG), Khalid Safir, a mis en avant mercredi à Libreville l’expérience marocaine en matière de mobilisation et de sécurisation de l’épargne, soulignant son rôle dans le financement du développement économique et social.
Intervenant lors de la première édition du Forum national de l’épargne pour le développement (FONED), organisée au Gabon, Khalid Safir a présenté l’expérience de la CDG à travers une intervention consacrée au rôle de l’épargne dans le financement des grands projets de développement.
L’épargne comme moteur du développement
Le directeur général de la CDG a souligné l’importance de la sécurisation et de la mobilisation de l’épargne sur le long terme, ainsi que de son orientation vers des investissements créateurs de valeur.
Selon lui, la préservation et la dynamisation des ressources confiées aux institutions financières constituent un enjeu majeur, dans un contexte marqué par des besoins d’investissement croissants et une pression accrue sur les ressources disponibles.
Les fonds mobilisés peuvent ainsi être orientés vers plusieurs secteurs stratégiques, notamment les infrastructures, l’aménagement territorial, l’industrie, le tourisme, le logement et les marchés financiers.
Financer l’emploi et la transformation des territoires
La mobilisation de l’épargne peut également contribuer au financement de projets générateurs d’emplois et à la transformation des territoires.
Elle permet notamment de soutenir l’émergence d’écosystèmes économiques et de renforcer les capacités d’investissement nécessaires au développement socio-économique.
À travers cette approche, l’épargne devient ainsi un véritable levier d’action permettant de financer des projets structurants et de soutenir durablement la croissance.
Un potentiel important pour l’Afrique
Élargissant son intervention à l’échelle continentale, Khalid Safir a estimé que les pays africains disposent d’un potentiel important pour renforcer la mobilisation de leurs ressources domestiques.
La dynamisation de l’épargne nationale pourrait permettre aux économies africaines d’accroître leur capacité à financer leur propre développement et de renforcer leur souveraineté en matière d’investissement.
Les fonds de pension, les capitaux institutionnels, les ressources des compagnies d’assurance et l’épargne de la diaspora figurent notamment parmi les ressources susceptibles d’être davantage mobilisées pour le financement à long terme.
Le rôle stratégique des Caisses de Dépôt
Les Caisses de Dépôt africaines peuvent jouer un rôle complémentaire aux banques, aux marchés financiers et aux institutions de développement.
Elles ont notamment pour mission de sécuriser les ressources, d’allonger leur horizon d’investissement et de les orienter vers des projets productifs.
Ces institutions peuvent également favoriser les mécanismes de cofinancement, produire un effet de levier et attirer davantage de capitaux privés vers les grandes priorités de développement.
Un forum consacré à la souveraineté financière
Placée sous le thème « Épargne et souveraineté financière : la Caisse des Dépôts, instrument du financement endogène du Plan National de Croissance et de Développement 2026-2030 », cette première édition du FONED ambitionne d’ouvrir un débat sur la capacité de l’épargne à soutenir durablement le financement du développement.
Le forum réunit plusieurs responsables de Caisses de Dépôt africaines, notamment du Maroc, de Côte d’Ivoire, du Cameroun, du Bénin et du Niger, ainsi que des représentants d’institutions financières, du secteur privé, des investisseurs et des experts.
Six panels sont prévus au programme, dont l’un consacré au rôle des Caisses de Dépôt africaines dans la mobilisation de l’épargne domestique.
La rencontre a également connu la participation de plusieurs responsables gabonais, de représentants d’institutions régionales et de partenaires économiques et financiers.
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