Au moins 16 personnes, dont cinq policiers, ont été tuées après qu’un véhicule chargé d’explosifs a percuté une mosquée dans le nord-ouest du Pakistan, a indiqué un haut responsable de la police à Peshawar.
L’attaque s’est produite dans le district de Kohat, dans la province de Khyber Pakhtunkhwa, à proximité du quartier général de la police.
Des affrontements toujours en cours
Après l’explosion, un échange de tirs entre les assaillants et les forces de sécurité était toujours en cours autour de la mosquée.
Selon un responsable cité par les autorités, l’un des assaillants aurait été tué. Les opérations de secours se poursuivent par ailleurs afin de prendre en charge les victimes et de sécuriser les lieux.
Le chef de la police de Khyber Pakhtunkhwa, Zulfikar Hameed, a qualifié l’attaque d’attentat-suicide.
Aucune organisation n’a pour l’instant revendiqué l’attaque.
Les autorités condamnent l’attentat
Le président pakistanais Asif Ali Zardari a exprimé ses vœux de rétablissement aux personnes blessées dans l’explosion.
Le Premier ministre Muhammad Shehbaz Sharif a également condamné l’attentat et dénoncé cette nouvelle attaque visant les forces de sécurité.
Une recrudescence des violences dans les zones frontalières
Cette attaque intervient dans un contexte de hausse des violences armées dans les régions frontalières du Pakistan.
Les groupes militants ciblent régulièrement les forces militaires et policières, notamment dans la province de Khyber Pakhtunkhwa, voisine de l’Afghanistan.
Le gouvernement pakistanais accuse les groupes armés de disposer de refuges en Afghanistan, où ils pourraient selon Islamabad préparer et organiser des attaques contre le Pakistan.
Le gouvernement taliban afghan rejette ces accusations et affirme que l’instabilité militante relève avant tout d’un problème intérieur pakistanais.
L’attaque de Kohat intervient ainsi dans un climat sécuritaire particulièrement tendu, alors que les autorités poursuivent leurs opérations pour reprendre le contrôle de la zone et déterminer l’identité des auteurs.
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