La Chaire des études marocaines à l’Université Al-Qods a inauguré la nouvelle année académique par un colloque scientifique consacré aux monuments et biens waqf marocains à Al-Qods et en Palestine, mettant en avant leur valeur historique et leur rôle dans la préservation de la mémoire marocaine.
Organisée sous le thème « Les monuments et les biens waqf marocains à Al-Qods et en Palestine : témoignages d’une présence et d’une mémoire séculaires », la rencontre a réuni des chercheurs et des responsables universitaires et culturels, dont Mohamed Salem Cherkaoui, directeur chargé de la gestion de l’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif, et Imad Abu Kishek, président de l’Université Al-Qods.
Les participants ont insisté sur l’importance de documenter les monuments et biens waqf liés à la présence marocaine à Al-Qods et en Palestine, ainsi que sur la nécessité de préserver les sources permettant de retracer cette présence à travers les différentes périodes historiques.
Les échanges ont notamment porté sur les actes de waqf, registres, photographies, cartes, documents et récits historiques. Les chercheurs ont également abordé les difficultés liées à la documentation de certains sites ayant été transformés ou ayant disparu.
Dans ce contexte, les outils d’archivage, la numérisation et les technologies modernes ont été présentés comme des moyens importants pour préserver la mémoire matérielle et documentaire. Les participants ont appelé à renforcer la coopération entre les institutions universitaires, culturelles et archivistiques et à développer des projets scientifiques structurés consacrés à l’inventaire, à la documentation et à l’étude de ce patrimoine.
Mohamed Salem Cherkaoui a souligné que l’intérêt accordé à la recherche scientifique et culturelle sur Al-Qods s’inscrit dans le cadre de la Haute sollicitude de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Président du Comité Al-Qods, envers la Ville sainte et ses habitants.
Il a également mis en avant la particularité de la Chaire des études marocaines, implantée au cœur même d’Al-Qods, estimant que cette localisation lui confère une position privilégiée pour étudier les relations historiques et civilisationnelles entre le Maroc, Al-Qods, la Palestine et le Levant.
Le responsable a exprimé le souhait de voir la Chaire consolider son rôle dans la production du savoir et la documentation de la mémoire marocaine dans la région, tout en élargissant le partenariat entre l’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif et l’Université Al-Qods à de nouveaux projets scientifiques, éducatifs et culturels.
De son côté, Safaa Nassereddine, présidente de la Chaire des études marocaines, a indiqué que le colloque vise notamment à transformer un savoir jusqu’ici dispersé en une connaissance scientifique structurée et documentée. Elle a souligné que la préservation de la mémoire ne se limite pas à la sauvegarde des monuments, mais implique également la production, l’archivage et la mise à disposition des connaissances qui leur sont liées.
Pour sa part, Imad Abu Kishek a relevé l’importance de cette rencontre dans la mise en valeur de la présence historique marocaine à Al-Qods et en Palestine, ainsi que dans le renforcement du rôle de la recherche scientifique dans la documentation et la préservation de ce patrimoine.
Plusieurs interventions ont permis d’aborder les différentes dimensions de cette présence. Abd El-Razeq Matani a notamment présenté une communication consacrée au monument, au waqf et à l’Homme dans l’histoire de la présence marocaine à Al-Qods et en Palestine. Samer Raddad s’est, pour sa part, penché sur la géographie de la mémoire marocaine à Al-Qods et sur le rapport entre espace, mémoire et patrimoine.
Créée le 2 mars 2025 à l’initiative de l’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif, en partenariat avec l’Université Al-Qods et l’Association du Centre culturel marocain (Bayt Al-Maghrib), la Chaire des études marocaines est dédiée à l’étude et à la documentation des relations historiques, culturelles et humaines entre le Maroc, Al-Qods et la Palestine.
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