Le Maroc a été élu vice-président du 15e Congrès des Nations Unies pour la prévention du crime et la justice pénale, qui s’est ouvert samedi à Abou Dhabi. Le Royaume est représenté à ce poste par son ambassadeur et représentant permanent auprès des Organisations internationales à Vienne, Azzeddine Farhane, au nom du Groupe africain.
Organisé jusqu’au 1er octobre, le Congrès réunit des ministres, des responsables gouvernementaux, des experts, des universitaires ainsi que des représentants de la société civile issus de nombreux pays. Cette édition est consacrée à l’accélération de l’action en matière de prévention du crime, de justice pénale et d’État de droit à l’ère du numérique.
La participation marocaine s’inscrit dans les discussions consacrées au renforcement de la coopération internationale, à la prévention de la criminalité et au développement des capacités institutionnelles. Le Congrès constitue également une plateforme d’échange sur les politiques et les stratégies permettant de mieux répondre aux nouvelles formes de criminalité.
Les travaux portent notamment sur la criminalité organisée et transnationale, la cybercriminalité, la traite des êtres humains, le trafic de drogues, le blanchiment d’argent ainsi que les crimes environnementaux. Une attention particulière est également accordée à l’utilisation des nouvelles technologies et de l’intelligence artificielle dans les systèmes de justice pénale.
Les participants examinent également les moyens de concilier l’utilisation des technologies dans la prévention et la lutte contre la criminalité avec la protection des données, la transparence, le respect des procédures légales et le maintien d’un contrôle humain sur les décisions judiciaires.
Plus de 5.100 participants prennent part à cette 15e édition, dont plus de 40 ministres de la Justice et 93 intervenants représentant des États et des groupes régionaux. Le Congrès vise à favoriser le partage d’expériences, le développement de partenariats et la mise en œuvre de réponses communes face aux défis actuels de la criminalité.
Dès la séance d’ouverture, les États participants ont adopté la Déclaration d’Abou Dhabi, qui fixe les grandes orientations de la coopération internationale en matière de prévention du crime, de justice pénale et d’État de droit pour les cinq prochaines années. Le document accorde notamment une place importante à la prévention, à la résilience, à la justice, à l’innovation technologique et à la coopération internationale.
Le Congrès des Nations Unies pour la prévention du crime et la justice pénale se poursuivra à Abou Dhabi jusqu’au 1er octobre, avec des réunions de haut niveau, des sessions plénières, des ateliers et plusieurs rencontres consacrées aux principaux défis liés à la sécurité, à la justice et à l’État de droit.
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