L’Espagne est officiellement entrée, mardi, dans une nouvelle phase électorale après l’entrée en vigueur du décret portant dissolution des deux chambres du Parlement, le Congrès des députés et le Sénat. Cette décision ouvre la voie aux élections générales anticipées, prévues le 29 novembre prochain.
La mesure intervient après la publication du décret royal au Journal officiel de l’État, faisant passer la décision de dissoudre le Parlement du niveau politique à celui de l’application juridique et ouvrant ainsi la voie au renouvellement des deux chambres de l’institution législative.
Un décret royal met fin à la législature actuelle
Le décret royal n° 806/2026, adopté le 5 octobre, prévoit la dissolution du Congrès des députés et du Sénat issus des élections générales du 23 juillet 2023.
Le texte fixe également au dimanche 29 novembre 2026 la date des prochaines élections générales. Il précise que la dissolution prend effet à compter de sa publication au Journal officiel, soit mardi 6 octobre.
La législature actuelle des deux chambres prend ainsi officiellement fin, laissant place à une nouvelle étape politique et constitutionnelle qui doit conduire à la formation d’un nouveau Parlement.
Pedro Sánchez confirme le choix des élections anticipées
Cette évolution intervient après l’annonce, lundi, par le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, de sa décision de convoquer des élections générales anticipées, après en avoir informé le roi Felipe VI.
À la suite de cette annonce politique, le Conseil des ministres s’est réuni pour approuver le décret portant dissolution du Parlement et convocation des élections, avant que la procédure ne soit finalisée par sa publication officielle.
Le scrutin dispose désormais d’une date constitutionnelle et juridique précise, et ne relève donc plus d’une simple annonce politique.
Un double scrutin pour le Congrès et le Sénat
Le 29 novembre, les électeurs espagnols seront appelés à voter simultanément pour le Congrès des députés et le Sénat.
Les membres du Congrès sont élus selon un système de représentation proportionnelle dans le cadre des circonscriptions électorales. L’élection du Sénat repose quant à elle sur un système différent, combinant le vote direct et la représentation des territoires autonomes, conformément aux règles constitutionnelles et légales en vigueur.
Ce scrutin permettra ainsi aux électeurs de renouveler les deux chambres du Parlement, avant de connaître les nouveaux équilibres politiques issus des résultats.
La campagne électorale débutera en novembre
Le décret royal fixe également le calendrier électoral. La campagne officielle débutera à minuit dans la nuit du vendredi 13 novembre et se poursuivra jusqu’à minuit dans la nuit du vendredi 27 novembre.
À l’issue de la campagne, les Espagnols se rendront aux urnes le dimanche 29 novembre afin d’élire leurs représentants dans les deux chambres du Parlement.
Les prochaines semaines s’annoncent décisives pour les formations politiques, qui entreront dans une nouvelle course électorale pour présenter leurs programmes aux électeurs et tenter de définir les contours de la prochaine étape politique.
23 décembre : installation du nouveau Parlement
Le processus électoral ne s’arrêtera pas à l’annonce des résultats. Le décret royal fixe au 23 décembre prochain la date de la séance constitutive des deux chambres du nouveau Parlement, à partir de 10 heures du matin.
Le Parlement nouvellement élu entamera alors une nouvelle étape avec la constitution de ses organes et de ses structures, avant d’aborder les différentes échéances constitutionnelles et politiques liées à la formation du gouvernement.
L’Espagne face à une nouvelle étape politique
Avec l’entrée en vigueur du décret de dissolution, l’Espagne est désormais officiellement engagée dans une période électorale qui culminera avec le scrutin du 29 novembre.
Entre la dissolution du Parlement et le renouvellement de sa composition, les prochaines semaines seront déterminantes pour l’avenir de la scène politique espagnole. Les résultats ne détermineront pas uniquement la composition des deux chambres, mais ouvriront également la voie à des négociations politiques susceptibles de définir les contours du prochain gouvernement.
L’Espagne est ainsi passée de l’annonce des élections anticipées au véritable compte à rebours vers les urnes, dans l’attente du verdict des électeurs et de la nouvelle configuration politique qui en découlera
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