L’Iran a confirmé ce lundi 21 juillet la tenue d’un nouveau cycle de pourparlers diplomatiques avec les trois puissances européennes: la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne prévu pour vendredi à Istanbul. Ces discussions s’inscrivent dans le cadre de l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien, connu sous l’acronyme JCPOA (Joint Comprehensive Plan of Action), aujourd’hui en état de blocage avancé
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï Hamaneh, a accusé les pays européens d’être « fautifs et négligents » dans l’application de leurs engagements, allant jusqu’à leur imputer une part importante de la responsabilité dans l’échec actuel de l’accord. « Les parties européennes ont failli à leurs obligations. Elles n’ont pas respecté leurs engagements économiques et politiques depuis le retrait américain de l’accord en 2018 », a-t-il déclaré
De leur côté, Paris, Londres et Berlin menacent de rétablir les sanctions internationales contre l’Iran, comme le prévoit le mécanisme de « snapback » inscrit dans l’accord. Ils reprochent à Téhéran une accélération de ses activités nucléaires, notamment l’enrichissement de l’uranium à des niveaux sans précédent, et un manque de coopération avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA)
Ces pourparlers surviennent dans un climat régional et international particulièrement tendu, sur fond d’affrontements indirects entre l’Iran et Israël, et d’un regain de tensions autour du programme balistique iranien. Si la voie diplomatique reste ouverte, les divergences semblent profondes. L’Iran exige la levée totale des sanctions économiques avant toute concession, tandis que les Européens insistent sur un retour rapide au strict respect des engagements nucléaires
Le lieu de la réunion, Istanbul, neutre mais symboliquement stratégique, pourrait offrir un terrain d’apaisement, même si les attentes demeurent modestes. Depuis l’échec des discussions à Vienne en 2022, aucun progrès concret n’a été réalisé. La communauté internationale suit avec inquiétude l’évolution de ce dossier, clé pour la stabilité du Moyen-Orient




