Lors d’une conférence de presse conjointe tenue ce mardi à Ankara avec la ministre des Affaires étrangères du Salvador, Alexandra Hill, le chef de la diplomatie turque, Hakan Fidan, a averti que la Turquie « interviendra fermement » contre toute tentative de division ou de déstabilisation de la Syrie, qu’elle provienne de groupes non étatiques ou d’ingérences étrangères
Le ministre a directement pointé du doigt Israël, qu’il accuse de « refuser l’avènement d’un pays stable dans sa région » et de « poursuivre une stratégie de chaos ». Selon Fidan, les frappes israéliennes récentes en Syrie, notamment à Damas, visent à affaiblir l’État syrien et à accentuer les divisions internes
Cette prise de position intervient dans un contexte particulièrement tendu, marqué par des affrontements récents dans la ville de Soueida entre tribus arabes bédouines et milices druzes. Ces violences, suivies de plusieurs frappes aériennes israéliennes, ont été justifiées par Tel-Aviv sous couvert de « protection des communautés druzes »
Cependant, la majorité des chefs druzes en Syrie ont rejeté toute intervention étrangère, affirmant leur attachement à un État syrien uni et souverain. Le gouvernement syrien, de son côté, a annoncé une série d’accords de cessez-le-feu à Soueida, dont le plus récent a été conclu samedi
Depuis la chute du régime de Bachar Al-Assad, le 8 décembre 2024, les autorités syriennes actuelles tentent de restaurer l’ordre et l’unité du pays. Ankara, en position de puissance régionale, multiplie les mises en garde contre toute dynamique qui compromettrait la stabilité du territoire syrien




