Les inondations provoquées par les pluies diluviennes qui se sont abattues sur la capitale chinoise ont causé un lourd bilan humain. Les autorités locales ont confirmé, mercredi 30 juillet, la mort d’au moins 44 personnes à Pékin, dont 31 résidents dans un centre pour personnes âgées. Par ailleurs, neuf personnes sont toujours portées disparues, selon les services de secours mobilisés sur le terrain.
Ces pluies torrentielles, les plus violentes enregistrées depuis plusieurs décennies, ont paralysé plusieurs districts de la ville, inondé les routes, submergé des tunnels et provoqué des glissements de terrain. Des dizaines de milliers d’habitants ont dû être évacués en urgence.
Face à l’ampleur du drame, les autorités ont reconnu des « failles » dans le dispositif de prévention des catastrophes naturelles, notamment dans les zones à risque. Des enquêtes ont été ouvertes pour évaluer la réactivité des services d’urgence et le niveau de préparation des infrastructures urbaines.
La situation relance le débat national sur la gestion des risques climatiques dans les grandes agglomérations chinoises, en particulier face à des événements météorologiques extrêmes de plus en plus fréquents en raison du changement climatique.
Les secours continuent leurs recherches dans l’espoir de retrouver les personnes disparues, tandis que la population endeuillée exige des explications et des mesures concrètes pour éviter de telles tragédies à l’avenir.




