Des dizaines de victimes africaines, principalement éthiopiennes, dans le golfe d’Aden, les opérations de recherche se poursuivent
Une nouvelle catastrophe humaine secoue les côtes du sud du Yémen. Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), au moins 76 migrants ont péri ce dimanche 3 août après le naufrage de leur embarcation dans le golfe d’Aden, au large de la province d’Abyan.
Parmi les 157 personnes à bord, la majorité étaient des migrants africains originaires d’Éthiopie, en route vers les monarchies du Golfe. Seuls 32 survivants ont pu être secourus, tandis que 49 autres restent portés disparus. Les autorités yéménites poursuivent les recherches, espérant retrouver d’autres survivants.
Cette tragédie s’ajoute à une longue liste de drames survenus sur cette route migratoire dangereuse, empruntée chaque année par des milliers de personnes fuyant la pauvreté et les conflits en Afrique de l’Est. Les passeurs exploitent souvent les migrants, les entassant sur des embarcations vétustes, mal équipées et en surcharge.
En mars dernier, quatre bateaux avaient chaviré dans la même zone, causant la mort ou la disparition de près de 188 migrants. En 2023, selon l’OIM, au moins 558 personnes ont trouvé la mort sur cette route, dont 462 lors de naufrages.
Malgré une baisse de 38 % des arrivées en 2024, avec 60 000 migrants enregistrés au Yémen contre plus de 97 000 en 2023, les risques demeurent élevés. Les patrouilles intensifiées n’empêchent pas les drames, mettant en lumière l’urgence d’une réponse régionale coordonnée pour sauver des vies.




